Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)
ORDRE DES KINES
COMPTE RENDU RENCONTRE
DU 13 OCTOBRE 2008
Ministère / CNOK / Syndicats / Associations
Le ministère a organisé une nouvelle réunion, après celle du 11 septembre 2008, pour trouver une solution au « Mouvement de refus de l’encadrement des élèves (M.R.E.E.)
dans le cadre de la grève des salariés masseurs-kinésithérapeutes.
Le représentant du Ministère rappelle quelques points :
- chacun a le droit de ne pas être d’accord avec la création des Ordres mais à présent la loi s’applique à tous !
Il précise qu’à présent ça ne servait à rien de vouloir revenir dessus à chaque réunion !
Il précise qu’il fallait se mobiliser avant et que ça ne servait à rien de revenir dessus à chaque réunion !
- La nouvelle présidence du CNOK a fait des propositions pour rechercher l’apaisement : 50 € année du diplôme
65 € 2 années suivantes
130 € ensuite avec application d’une grille de minoration en fonction des situations financières.
Gel des procédures engagées par l’Ordre, puis annulation sous réserve d’une inscription avant le 31 décembre.
Par ailleurs le représentant du ministère précise que lorsqu’un partenaire fait un pas, il est de la responsabilité des organisations syndicales de faire cesser un mouvement, d’autant que les modalités d’action sont un véritable chantage qui prend en otage les étudiants.
- Cela ne donne pas une bonne image des professionnels aux étudiants. Pointant le problème d’attractivité dans nos hôpitaux, il considère que cette façon de faire peut aggraver le problème.
- Le ministère va prendre des mesures pour faire cesser ce MREE, sans en donner des précisions malgré plusieurs demandes.
- Le Conseil National de l’Ordre Kiné n’a pas participé à cette réunion. Un texte, rappelant leur position du CNOK a été lu par le président du siège du CNOK.
L’UFMICT-CGT a rappelé son opposition aux Ordres professionnels, institués contre l’avis des professionnels. Ces structures sont mises en place pour désengager l’Etat dans ses missions. Seuls les professionnels paient les frais, portés auparavant par tous via les impôts, pour assurer la qualité et la sécurité des prestations de santé publique. L’UFMICT-CGT entend que la loi s’impose mais précise qu’elle continuera à mobiliser pour obtenir l’abrogation des lois portant création des Ordres.
Certains kiné sont toujours en action contre la création de l’Ordre, d’autres le sont contre le montant des cotisations.
La Fédération CGT Santé Action Sociale soutient ce mouvement pour que les kiné obtiennent satisfaction. Elle ne définit pas les modes d’actions.
Ce sont les personnels qui les décident en Assemblées Générales dans leurs établissements, leur département, leur région. Un nombre important de salariés a décidé comme modalité d’action de ne pas encadrer les étudiants et de ne pas faire la grève des soins. Oui ces derniers sont en situation difficile. Mais c’est suite à ces actions que le ministère a entamé une médiation avec le CNOK pour modérer ses cotisations. Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait avant. Qui prend en otage qui ?
Oui, il faut retrouver le calme, mais le gouvernement doit entendre l’opposition des professionnels aux ordres.
F.O. propose un moratoire pour ne pas faire payer les cotisations des salariés kiné pour 2008 et 2009.
L’ensemble des participants réclame la levée des poursuites pour non paiement à l’Ordre.
Le représentant du ministère transmettra au CNOK. Mais c’est une instance autonome, le gouvernement ne peut donner d’injonction de même que le Conseil National de l’Ordre des Kiné ne peut obliger les conseils départementaux à retirer les dépôts de plaintes et procédure judiciaires.
L’UFMICT-CGT appelle à nouveau les masseurs kinésithérapeutes ; les pédicures podologues mais aussi les infirmiers et autres personnels à se réunir pour décider des formes d’action les plus appropriées à se mobiliser, dans le cadre de la future loi Hôpital Patients Territoire Santé et du financement de la sécurité sociale pour réaffirmer son opposition aux structures ordinales.
Ce n’est pas d’instances dont nous avons besoins mais de moyens pour répondre aux besoins de santé publique de tous.
Le représentant du ministère doute que le CNOK accède à la demande d’exonération des cotisations pour 2008 et 2009 car les frais de fonctionnement de la structure ordinale ne serait alors supporté que pour les libéraux !
Montreuil, le 15 octobre 2008