Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)
Ce n’est pas nouveau. Depuis la tarification à l’activité (la tristement célèbre T2A),qui oblige les hôpitaux à être rentables sans plus aucune dotation de l’Etat, nos directions cherchent à faire des ECONOMIES. Mais ils ne cherchent pas bien loin. Et ils s’abattent à-bras-raccourcix sur la DIMINUTION DE LA MASSE SALARIALE ?
C’est-à-dire VOUS !!!
Ils mettent en œuvre des techniques de management en favorisant la culpabilisation, le chronométrage, les contrôles de toutes sortes pour augmenter la PRESSION et donc la productivité.
MAIS VOUS N’ETES PAS RESPONSABLES DU DEFICIT DE L’HOPITAL
La grande mode est de ne pas remplacer. La direction vous demande d’éponger ? Alors dites-vous bien que vous n’êtes en rien coupable de cette situation et vous avez des DROITS ; Droit au repos. Droit à la vie privée. Vos congés, vous les avez gagnés.
_ Le compte épargne-temps : C’est votre choix. On ne peut vous l’imposer.
_ Revenir sur un CA ou RTT (libre ou imposé) : c’est votre choix On ne peut vous l’imposer. SAUF par voie de réquisition.
La réquisition : Ce n’est ni une menace ni une sanction. C’est un droit uniquement préfectoral pour organiser un service minimum.
_ L’assignation : C’est un droit du chef d’établissement, en temps de grève surtout.
La notification de l’une et de l’autre doit être matérialisée et réceptionnée individuellement par les agents au moins la veille.
_Temps partiel: faire un 100% l’été : C’est votre choix . Et vous signez. Et vous êtes payés.
Vous n’êtes pas des bouche-trous. Votre planning doit être équilibré. Vous êtes moins payés. Donc vous travaillez moins. LOGIQUE !!!!
Le déficit des hôpitaux est VOULU et organisé.
Si vous étiez une banque, l’Etat vous trouverait de l’argent.
360 Milliards pour elles, c’est 38 fois le trou de la sécu !!!!!!!!!!!!!
Pour le gouvernement, la SANTE est une MARCHANDISE. Il veut rendre l’hôpital rentable et attractif aux yeux des futurs investisseurs pour sa privatisation.
Notre maltraitance est une maltraitance budgétaire et la crise actuelle va devenir une crise sanitaire.
Ce système qui s’écroule nous donne raison :
LE FRIC A SES LIMITES .
NOTRE AVENIR EST PUBLIC
13.11.08