Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)
AU SOMMAIRE DANS CE NUMERO :
- NOTRE DESSIN HUMORISTIQUE :
- EDITORIAL :LOI « HOPITAL, PATIENTS, SANTE ET TERRITOIRES » Un projet de santé inégalitaire pour nos concitoyens ! :
- LA CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES « EPINGLE » LE DIRECTEUR
- CONNAISSEZ –VOUS LES TATEURS ? (Glané sur le net)
- LES BREVES
- FHF, HOPITAL PUBLIC ETAT D’URGENCE
- LE CRI DE DETRESSE D’UNE INFIRMIERE ( reçu par mail)
EDITORIAL : LOI « HOPITAL, PATIENTS, SANTE ET TERRITOIRES » Un projet de santé inégalitaire pour nos concitoyens !
Garantir le droit à la santé pour tous, droit fondamental, c’est un véritable projet de société qui place l’humain au cœur des enjeux économiques et sociaux.
Oui, notre système de santé reste un des meilleurs au monde par son maillage territorial de service public et sa protection sociale solidaire mais les logiques comptables qui ont guidé les politiques publiques de santé depuis 15 à 20 ans l’ont considérablement affaibli : hôpitaux en déficit, pénurie de professionnels qualifiés et des milliers d’emplois supprimés, déremboursements, franchises médicales, dépassements d’honoraires, fermetures de service de proximité, développement du secteur privé marchand ont accentué les inégalités d’accès à la santé, à des soins de qualité pour tous.
Le projet de loi HPST, non seulement n’apporte pas de réponses à ces dysfonctionnements, mais reste dans la même logique.
Le cadre budgétaire est clair; retour à l’équilibre pour la sécurité sociale en 2012. Sans recettes nouvelles programmées dans le P.L.F.S.S. 2009, les économies vont continuer, 5 milliards d’euros sont demandés en 2008. Les assurés sociaux seront mis à contribution.
De nouvelles délégations de service public sont confiées au secteur privé. Même encadrées par des obligations de prise en charge, c’est encore de l’argent public qui va au secteur lucratif alors que le public est asphyxié.
Le service public hospitalier ainsi que la Sécurité Sociale sont à nouveau mis à contribution par des restructurations, des fermetures de service, des fusions qui vont éloigner la réponse de proximité des populations.
Le principe de liberté d’installation et la rémunération à l’acte, pourtant à bout de souffle, restent pratiquement inchangés.
Les ARS (Agence Régionale de Santé), véritables outils politiques et dotés de pouvoirs autoritaires vont renforcer la logique d’économie aux dépens de celle de la réponse aux besoins.
Des services de l’Etat et de la sécurité sociale disparaissent.
Les assurés sociaux et leurs représentants perdent encore des prérogatives dans la gestion de la Sécurité Sociale et les choix de santé.
Ce n’est pas en sacrifiant le peu de démarche démocratique tant citoyenne que sociale que la Ministre va rassurer sur les intentions du Gouvernement.
Non, ce projet de loi ne va pas dans le sens de la réduction des inégalités d’accès aux soins. C’est d’ailleurs, la levée de boucliers, partout où ce projet est mis au débat.
Rejeté majoritairement au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière, dans les conseils de la sécurité sociale, critiquée à la Conférence Nationale de Santé et dans les Conseils Nationaux d’Organisation Sanitaires et Sociaux etc….
Notre système de santé doit évoluer pour mieux répondre aux besoins de santé de tous, plus proche, plus juste, plus solidaire, avec au cœur le développement du service public.
La CGT reste déterminée à construire des rassemblements de grande ampleur dans l’unité, avec les salariés et les usagers pour une véritable politique publique de santé au service de tous.
REACTIONS EPIDERMIQUES !
Le libre penseur ne laisse personne indifférent : On aime ou on déteste…Il n’y a pas de demi mesure et c’est ainsi depuis sa naissance ! Il y a les inconditionnels qui attendent sa venue avec impatience…et il y a ceux qui redoutent sa parution de peur d’y figurer !
Le dernier libre penseur n’échappe pas à la règle et a suscité quelques réactions épidermiques.
Nous vous livrons quelques extraits de celle du directeur général qui nous a écrit :
« Dans le n°54 du bulletin d’information de votre organisation syndicale intitulé « le libre penseur » daté de juillet/août 2008, je relève l’illustration de la dernière page, montrant en caleçon un responsable de l’établissement, aisément reconnaissable. L’article en page 4, sur le même sujet identifie nommément le responsable dessiné : M. Robert LE COLEY, directeur logistique. Je me vois ainsi contraint de vous demander une réflexion sur les limites de l’humour et de la satire voulus par votre bulletin : cela permet-il de représenter un directeur dans une attitude dégradante ? Votre dessin ne relève t-il pas plus de l’insulte gratuite que de l’humour ou de la satire ?… … il est bien évident enfin que même une organisation syndicale peut commettre une erreur. Ainsi, je crois savoir que M. LE COLEY serait susceptible d’accepter vos excuses. J’ajoute que le conseil exécutif, saisi de la question par l’un de ses membres médicaux, a conclu le 6 août 2008 en déplorant à l’unanimité cette publication et en s’associant pleinement au présent courier. » le Directeur Général Frédérique BONNET
Nous n’avons pas attendu la lettre du directeur général pour réfléchir sur les limites de l’humour et de la satire utilisés dans notre bulletin d’information. La dose utilisée est simplement proportionnelle au non respect dont fait preuve la personne mise en cause. Non respect… vis à vis des instances, des personnels ou de ses représentants ! S’il nous semble évident qu’une organisation syndicale puisse commettre une erreur, il nous semble tout aussi évident que des membre de l’équipe de direction puissent en commettre tout autant. Dans le cas présent, il n’est nullement question d’une erreur mais simplement d’humour et à nos yeux, ce qui nous parait à contrario dégradant et insultant, c’est la propension qu’ont certains membres de la direction à déconsidérer les personnels et ses représentants, à ne jamais reconnaître leurs erreurs et leur immense difficulté à présenter quelque excuse !!!
Non, Monsieur le Directeur général, ce n’est pas en brandissant des menaces que vous nous ferez taire. C’est au contraire en respectant les personnels, les instances et ses représentants… en respectant les textes et règlements… en offrant aux personnels les meilleures conditions de travail… en remplaçant les congés annuels, maladie et maternité comme il se doit … en n’attendant pas de 3 à 10 ans pour mettre en stage les personnels…en se battant pour que les tous les services de l’établissement restent ouverts et fonctionnent de façon optimum au service des usagers …c’est en faisant en sorte qu’il n’y ait plus rien à dire que vous nous ferez taire… ce n’est pourtant pas le chemin que vous et votre équipe de direction semblez prendre …bien au contraire!!!
COMPLIMENTS ?:
Dans son courrier, le directeur général (DG) écrit : « Dans le n°54 du bulletin d’information de votre organisation syndicale intitulé « le libre penseur »…, je relève l’illustration de la dernière page, montrant en caleçon un responsable de l’établissement, aisément reconnaissable…
Et notant que le personnage de notre illustration est aisément reconnaissable, le DG nous complimente malgré lui sur la qualité graphique de notre dessin humoristique… ce qui ne peut que nous encourager à continuer… merci du compliment, monsieur le directeur général !
RAPPELS DE DEFINITIONS :
SATIRE :
Pièce en vers dans laquelle l’auteur attaque les vices et les ridicules de son temps…par extension : pamphlet, discours, écrit, dessin qui s’attaque aux mœurs publiques ou privées ou qui tourne quelqu’un ou quelque chose en ridicule.
HUMOUR :
Forme d’esprit qui cherche à mettre en valeur avec drôlerie, le caractère ridicule, insolite, ou absurde de certains aspects de la réalité, qui dissimule sous un air sérieux, une raillerie caustique.
DIFFAMATION :
Porter atteinte à la réputation de quelqu’un par des paroles, des écrits non fondés, mensongers.
CHAMBRE REGIONALE DES COMPTES DE BASSE NORMANDIE
LE RAPPORT D'OBSERVATIONS DÉFINITIVES SUR LA GESTION DU CENTRE HOSPITALIER PUBLIC DU COTENTIN (Années 2003 à 2007)
« EPINGLE » LE DIRECTEUR GENERAL DU CHPC page 12 et 13
Plusieurs irrégularités ont été relevées concernant le recrutement en qualité d’agent non titulaire d’une proche du directeur du centre hospitalier :
1. L’embauche de juin 2003, préalable au contrat T03/856, de l’intéressée n’a fait l’objet d’aucune publicité, ni d’aucune fiche de poste ;
2. Le contrat T03/856 de juin 2003 (adjointe de direction rémunérée sur une base indiciaire de cadre socio-éducatif), signé par le directeur et par l’intéressée l'a été sous la forme d'un contrat à durée indéterminée (CDI) alors même que la nature, le type d’emploi retenu et les conditions de ce recrutement ne permettaient de recourir qu’à un contrat à durée déterminée (CDD). Il a au surplus donné lieu à modification de quotité de temps de travail, trois mois après l’embauche de l’intéressée, de 60% à 80% sans faire l’objet d’un avenant.
3. La deuxième embauche de juin 2005, préalable au contrat T05/1004, de l’intéressée, n’a fait l’objet d’aucune publicité, ni d’aucune fiche de poste. S’agissant d’un emploi libellé « directrice adjointe » avec une base de rémunération de directeur d’établissement social et médico-social, il convenait de procéder à une publication d’un avis de vacance d’emplois de direction dans les EPS auprès de la direction des hôpitaux et de l’offre de soins afin que le ministère puisse organiser sa publication au Journal officiel et consulter la commission administrative paritaire en tant que de besoin ;
4. Le contrat T05/1004 de juin 2005, signé par le directeur et par l’intéressée revêtait la forme d'un CDI alors même que la nature, le type d’emploi retenu et les conditions de ce recrutement ne permettaient de recourir qu’à un CDD ;
5. Les contrats T06/500 (du 1-7 au 31-8-2006) et T06/501 (du 1-9-2006 au 31-8-2007) de juillet 2006, signés par le directeur et par l’intéressée, ont été déférés au tribunal administratif de Caen par le directeur de l’ARH le 13 février 2007 dans le cadre du contrôle de légalité.
Selon l’ordonnateur, les contrats ont été passés en CDI au regard de la loi du 9 janvier 1986 (art. 9) qui stipule que « peuvent être occupés par des agents contractuels les emplois permanents lorsque la nature des fonctions ou les besoins du service le justifient, notamment lorsqu’il n’existe pas de fonctionnaires hospitaliers susceptibles d’assurer ces fonctions, lorsqu’il s’agit de fonctions nouvellement prises en charge par l’administration, ou nécessitant des connaissances techniques hautement spécialisées » ; l’établissement aurait considéré que le terme « notamment » - et non pas « exclusivement » - permettait une appréciation d’opportunité.
Pour autant, les modalités de recrutement, et notamment l’absence de publicité préalable, n’ont pas été respectées.
Au vu des difficultés juridiques occasionnées par ce dossier, l’établissement s’est séparé de l’intéressée depuis le 18 juin 2007, mettant fin à cette situation irrégulière. »
Sans commentaires !!!
vous pouvez retrouver l’intégralité de ce document sur le site de la chambre régionale des comptes de Basse Normandie à l’adresse suivante :
www.ccomptes.fr/fr/CRC04/documents/ROD/Bnr200809.pdf
CONNAISSEZ –VOUS LES TATEURS ? (Glané sur le net)
Certaines personnes n’ont jamais envie d’aider ou de participer à quoi que ce soit. Ils préfèrent regarder les autres agir !
D’autres ne proposent jamais leur aide, mais sont doués pour critiquer ceux qui agissent !
Puis il y a les autoritaires qui aiment donner les ordres et dire aux autres ce qu’il faut faire sans jamais mettre eux-même la main à la pâte !
Certains aiment semer la zizanie en entraînant les autres dans la médisance et la critique. Pour eux, c’est toujours trop chaud ou trop froid, trop tôt ou trop tard !
Il y a aussi ceux qui voudraient bien faire quelque chose, mais n’arrivent jamais à tenir leurs engagements ou se dédisent au dernier moment !
D’autres encore se mettent sur le devant de la scène et montrent une image d’eux même qui ne correspond pas à leur vraie personnalité !
Enfin, il y a ceux qui regardent chacun avec affection et tiennent parole quand ils s’engagent. Ils sont toujours prêts à interrompre leurs activités quand il s’agit de donner un coup de main aux autres. Ceux là mettent du soleil dans notre vie !
DIALOGUE SOCIAL OU DIALOGUE DE SOURDS !:
Lors de la réunion d’élaboration du projet social du 29 septembre dernier, la CGT a demandé que les avis de vacances de poste qui sont notifiés par diffusion générale, ne le soient pas uniquement par pôles, en précisant le service ou l’unité, mais aussi le site. En effet, certains personnels ne sachant pas dans quel service et sur quel site ils postulent, préfèrent s’abstenir de faire acte de candidature.
La directrice des soins et le directeur des ressources humaines semblaient nous avoir écouté avec bienveillance, pourtant, les trois notes de services datées du 1ier octobre concernant respectivement, les ASH, Les AS et les IDE ne précisent pas d’avantage les services et les sites des pôles concernés (certains pôles ayant des services sur les deux sites).
Les réunions du projet social où l’amélioration du dialogue social est pourtant au menu, ne seraient-elles en définitive que de la poudre aux yeux ? La direction démontre ainsi qu’elle n’a en définitive aucune envie de faire le moindre effort !
CHPC RECHERCHE DESSINATEURS EN HERBE !
Lors de la même réunion d’élaboration du projet social du 29 septembre dernier, les membres de la direction présents ont souhaité pour habiller ce « projet social », une couverture moins conventionnelle que de coutume, en y ajoutant des dessins ou des formes d’écriture artistiques … et de demander s’il y avait des volontaires pour « s’y coller » parmi les participants !!!
Personne n’ayant répondu, la direction a insisté lourdement en regardant vers nos représentants …qu’ils étaient persuadés qu’il y avait des dessinateurs parmi le groupe !
Faisaient-ils allusion aux dessins du Libre Penseur ? Etait-ce un clin d’œil à peine voilé ou une provocation en forme de reproche … d’autant que la une de l’avant dernier numéro leur était consacré. Nous pencherons plutôt pour la deuxième éventualité.
MOBILITE REDUITE ! :
Sur le site de Valognes, plusieurs places de stationnement proches de l’entrée, étaient réservées aux personnes à mobilité réduite et cela donnait pleinement satisfaction.
Or depuis peu de temps, toutes ces places à l’exception d’une seule, ont été, attribuées au corps médical.
Cela peut paraître surprenant à l’heure où l’on parle de favoriser d’avantage l’intégration des personnes handicapées, de réduire le nombre de places pour les personnes à mobilité réduite plutôt que de l’augmenter !
Nous ne sommes pas opposés à ce que les médecins bénéficient de places réservées, mais d’autres solutions étaient possibles (et ce n’est pas la place qui manque sur le site de Valognes), plutôt que de « virer » les personnes à mobilité réduite !
Honte à celui qui a pris cette décision ! Il manque plutôt d’humanité et empathie…Pas étonnant avec ce genre de comportement que les hôpitaux perdent, un peu plus chaque jour de l’humanité qui ont fait leur réputation !
MOBILITE REDUITE 2 !:
Sur le site de Valognes… toujours, alors que l’établissement est « spécialisé » dans l’accueil des soins de suite ( 3 services totalisant 70 lits et avec prochainement un 4ième service de 20 lits), le hall d’accueil, dont la réhabilitation tarde à se concrétiser (plus de 2 ans de retard), ne possède pas encore de portes automatiques permettant le passage des fauteuils roulants !
Un comble quand on voit le nombre important d’usagers et de visiteurs à mobilité réduite qui y transitent !
Pour ces personnes, qu’elles soient sur un fauteuil roulant ou avec des béquilles … c’est la galère permanente pour franchir ces portes. Certains nous répondront sûrement qu’elles sont « aux normes »… mais pas aux normes d’un établissement accueillant des personnes à mobilité réduite !
Suite à une demande de nos représentants en CHSCT, une étude d’accessibilité de l’ensemble du site, aux personnes handicapées, devait être réalisée… 2 ans plus tard, ils n’ont toujours pas les résultats de cette étude … ni l’assurance qu’elle à été réalisée.
Qui parle de respect !
CELERITE ! :
Un agent souffrant d’un handicap suite à un accident de travail, a été réintégré (non sans difficultés) sur un poste adapté avec l’assurance du directeur des ressources humaines de bénéficier du FIPHFP (fond pour l’insertion des handicapés dans la Fonction Publique) pour obtenir du matériel adapté et le passage d’un ergonome pour étudier le poste de travail. Si du matériel (siège adapté et pince de préhension ) a été obtenu rapidement, d’autre (table ergonomique) tarde à être commandé. Quant au passage de l’ergonome, le DRH ne pouvant se retrancher cette fois ci, derrière les difficultés financières du fait du financement par le FIPHFP… argue de difficultés pour en trouver un !
Nos représentants, soucieux de constater la réalité de ces difficultés … n’ont mis que quelques minutes à trouver sur Internet…. plusieurs possibilités de faire appel à un ergonome… dont l’annuaire des jeunes ergonomes sur le site : www.action-ergo.fr/annuaire.htlm
Alors, mauvaise volonté ou impéritie ?
LA CENSURE … COMME OUTIL DE DIALOGUE SOCIAL ! :
Soucieux de défendre au mieux les personnels, la CGT a adressé à la direction dans les délais impartis, une liste de 23 questions en vue de la tenue du CTE (Comité Technique d’établissement) du 18 novembre 2008. Le 3 novembre dernier, le DRH dans un courrier, nous informe que sept questions ne lui apparaissent pas nécessiter d’inscription expresse ainsi que trois autres ayant fait l’objet d’une discussion récente. Il ajoute que certaines questions pourraient être traitées directement par la direction des ressources humaines, sans attendre leur inscription à l’ordre du jour du CTE (exemple : attribution de la NBI aux agents de l’amphithéâtre de Valognes).
Nous trouvons scandaleux que le DRH, décide unilatéralement des questions qui peuvent ou ne peuvent pas être discutées en CTE, de leur report, ou de leur annulation pure et simple !
Au moment où l’établissement établit son projet social en proposant de mettre un accent particulier le dialogue social, on est en mesure de constater que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux et que la direction n’est pas prête de faire quelque effort dans ce domaine.
A défaut d’être… il faut paraître…pour les visiteurs de Certification de l’établissement !
LES BREVES SUITE
DISCUSSION RECENTE ? :
Une collègue aide soignante a suivi la formation d’infirmière au titre de la promotion professionnelle avec succès et a réintégré les services de soins dans son nouveau grade : cela ne peut que nous réjouir. Le problème, c’est qu’au passage, avec système de notation mis en place autoritairement par la direction (malgré l’avis négatif des organisations syndicales), elle perd 5 points, avec toutes les conséquences sur la prime de service malgré l’augmentation de son indice !
Cet exemple confortant notre « appréciation » sur la nécessité de corriger le système de notation mis en place, nous avons mis cette question au CTE du 18 novembre. Le DRH refuse cette question sous prétexte qu’elle a fait l’objet d’une discussion récente …les 29 juin et 9 octobre 2006 avec un bilan le 3 juillet 2007 ! Un an, deux ans… quel délai est nécessaire pour que l’on puisse reposer une question ? De qui se moque t-on ? A notre avis, ce n’est pas en allant voir le DRH comme il semble le proposer, pour traiter directement ce problème, que l’on va pouvoir avancer… c’est en avançant des propositions au sein du CTE , en démontrant l'incohérence du système mis en place que l’on pourra le modifier ! Pas de doutes… ce n’est pas en tentant d’effacer cette question qu’ils nous ferons taire … bien au contraire !
PRIME DE SERVICE AUX CONTRACTUELS :
Comme nous l’avons déjà annoncé, la CGT du CHPC, à l’instar d’autres syndicats CGT des hôpitaux de la Manche et d’autres départements, a engagé une requête devant le tribunal administratif afin que les agents contractuels puissent bénéficier de la prime de service comme les textes le permettent. Plusieurs jugements vont dans ce sens, mais de nombreuses directions s’y opposent. La direction de l’établissement a décidé d’informer les instances de l’avancement de ce contentieux qui nous oppose : Jusque là rien à dire !
Sauf que la direction profite de ce point d’information pour avancer quelques contre-vérités que nous ne pouvons cautionner : Comme de diminuer la prime de service des titulaires ou de supprimer l’équivalent de 22 postes ou 325 mensualités de remplacement!
Les difficultés budgétaires de l’établissement ne peuvent servir à la direction à se dédouaner de certains de ses choix et responsabilités.
Si la direction avait mis en stage les agents contractuels dans les délais rapides et réglementaires, ils seraient titulaires, et toucheraient la prime de service depuis belle lurette ! Rappelons que fin 2007 il existait 362 postes vacants et que certains contractuels le sont depuis plus de 4 ans pour un grand nombre, voir presque 10 ans pour quelques uns !
Les arguments fallacieux de la direction ressemblent fort au serpent qui se mord la queue !
Pour nous, la question du versement de la prime de service aux contractuels n’est que solidarité et justice sociale.
LA GIPA OU L’ARLESIENNE !:
La garantie individuelle du pouvoir d’achat est un dispositif mis en place en juin 2008. Il est censé être d’après Eric WOERTH et André SANTINI du gouvernement:
« • Une garantie qui est un complément à des mesures générales et non pas un substitut à l’évolution du point fonction publique.
• Une garantie portant sur l’évolution du traitement indiciaire : le cœur de la rémunération du fonctionnaire, sans prendre en compte les primes et heures supplémentaires, dont la vocation est d’apporter un plus à la rémunération de base et de prendre en compte le mérite individuel.
• Une garantie pour tous les fonctionnaires présents durant la période de référence (établie en fonction de la durée de passage d’échelon).
• Un complément financier différentiel dont le montant couvrira exactement l’écart entre l’évolution du traitement et celle de l’inflation sur la période de référence.
• Une garantie prise en compte pour la retraite (régime additionnel sur les primes – RAFP).
Pour tous les agents, une mise en oeuvre en 2008 pour la période de référence 2003-2007 ; une seconde mise en oeuvre en 2011 pour la période de référence 2006-2010.
En 2009 et 2010, le dispositif sera en outre appliqué aux agents bloqués au sommet de leur corps ou de leur grade et aux agents bénéficiaires de la garantie en 2008 faisant valoir leur droit à la retraite.
Concrètement, la situation des fonctionnaires des trois fonctions publiques en poste pendant l’ensemble de la période sera examinée en 2008.
Si les agents ont eu une évolution moyenne de leur traitement inférieure à celle de l’inflation, une indemnité leur sera versée au second semestre 2008.
Son montant pourrait être significatif puisque, concernant la fonction publique de l’Etat, 50 % des bénéficiaires pourraient percevoir un montant supérieur à 700 € d’après les estimations. »
C’est peut-être beau sur le papier…mais si l’on prend en compte les reclassements, les changements d’échelons ou l’indemnité de sommet de grade, cela risque à terme à ressembler à de la poudre aux yeux ou à l’Arlésienne (moins de 17 % pourraient y prétendre). On voudrait nous faire prendre des vessies pour des lanternes qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il aurait été préférable de revaloriser le point d’indice du pourcentage de la perte du pouvoir d’achat durant la période considérée !
GESTOR :
Où en est la mise en place du logiciel de planification des horaires GESTOR ?
Lorsque l’on nous a parlé, en comité de pilotage de la fusion, de ce nouveau logiciel destiné à concrétiser l’harmonisation des horaires de travail sur les deux établissements, il devait être installé, service après service, aux fins d’une mise place dans les meilleures conditions possibles et pour assurer la formation. Ne voyant rien venir, nous nous en sommes inquiétés …et selon les dernières nouvelles, la direction n’arriverait pas à joindre les responsables de GESTOR… depuis de nombreux mois !!! GESTOR serait-il donc impossible à mettre en place sans leur aide?
Encore un bon choix fait en concertation avec eux mêmes ???
PROJET COMMUN DE STERILISATION OU PROJET DE PRIVATISATION ?:
Le projet de stérilisation inter établissements ne serait-il qu’une opération de dupes destiné à privatiser le service de stérilisation du CHPC ?
Destiné à regrouper les services de stérilisation du CHPC, du Mémorial de ST LÔ, en y associant la polyclinique du Cotentin…, ce projet, s’orienterait vers trois choix dont un ne peut nous satisfaire :
Un projet sur le site du CHPC,
Un projet sur Valognes,
Un projet sur le site de la Polyclinique du Cotentin … ce projet aurait la préférence du directeur des travaux et des services logistiques du CHPC,… « la polyclinique ayant des terrains » !!! Serait-ce là, prétexte à poser la première pierre à l’édifice de privatisation du service de chirurgie ?
Après avoir privé l’hôpital de Valognes de son service de chirurgie, de son bloc opératoire et de sa maternité, ne serait-il de retour dans le Cotentin que pour livrer quelques autres services ou activités au secteur privé ?
SMUR :
Si nous avons été les premiers à alerter des risques qui pèsent sur l’avenir de l’antenne SMUR de Valognes dans notre dernier numéro du Libre Penseur, nous avons été aussi les premiers à alerter et à interpeller le président du conseil d’administration des menaces qui pèsent sur le SMUR de Cherbourg lors de notre action devant les élus lors du conseil de la CUC (communauté urbaine de Cherbourg ) le 16 octobre dernier pour dénoncer la RGPP (révision des politiques publiques) et ses conséquences.
Si notre confiance semble acquise à Bernard Cazeneuve quand il nous répond qu’il se battra pour que l’ARH respecte les engagements pris concernant le maintien du SMUR sur les deux sites et la mise en place d’un deuxième scanner pour le CHPC sur le site de Valognes… il n’en va pas de même des propos rassurants que la direction cherche à distiller en disant que « ce ne sont que des études ou des pistes de réflexion et qu’aucune décision n’est prise ». Cela fait quand même deux fois en quelques mois que ces « pistes » de réflexion sont évoquées : la première fois pour le SMUR de Valognes, la seconde pour le SMUR de Cherbourg. Elle voudrait préparer les esprits à l’une ou l’autre des éventualités, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement ! Ce ne sont pas les prévisions de 2,7 millions d’€ de déficit budgétaire du CHPC annoncées pour 2008 ou les difficultés de recrutement de médecins urgentistes qui vont nous rassurer ! Il va falloir se battre pour conserver nos deux SMUR!!!
UN NOUVEAU LEITMOTIV : FAIRE PLUS AVEC MOINS ?:
Dans un document intitulé état prévisionnel des recettes et des dépenses 2008, suivi quadrimestriel au 31 août 2008 : la direction avance des pistes pour tenter de faire face aux manque de moyens de l’établissement. Elle y propose notamment : « la maximisation de l’efficience du nombre des emplois (personnel médical et non médical) ». Elle cause bien la direction, ça, c’est de la sémantique ! Mais quand on se penche un peu plus sur ce beau phrasé, on constate tout simplement que la direction propose tout simplement « de faire plus avec moins ». Est-ce tout ce qui ressort des longues séances de « masturbation intellectuelle » de l’équipe de direction ! Nous leur disons simplement : « Chapeau bas » ! Félicitations pour vos propositions constructives !
Avec de telles propositions … on va droit dans le mur !
PLAN DE FORMATION 2009 : élagage à la tronçonneuse !
Lors de la commission de formation du 3 novembre 2008, le DRH nous a informés que : « le CHPC traverse une phase difficile de tourmente au niveau budgétaire, avec un déficit important. Monsieur Bonnet a suggéré que le plan de formation 2009 reflète le plan d’économies et d’efforts du budget 2009. Il n’y aura donc pas d’effort supplémentaire du CHPC au delà du retour strict de la cotisation ANFH, soit 85 % (1 025 675€ au lieu des 1 335 194 € du plan de formation 2008).
Il nous faut donc réduire la voilure 2009 et revoir à la baisse les dotations sur les études promotionnelles et reconsidérer certaines demandes de formation. » Une mauvaise nouvelle n’étant pas suffisante, il nous annonce « qu’au vu de la politique du conseil régional au niveau des IFSI 20 000€ de frais pédagogiques seront facturés au CHPC par l’institut. » Il propose ensuite aux partenaires sociaux « de faire leurs propositions dans ce qu’il faut trancher ou retenir » !
Pour notre part, nous lui avons répondu que nous ne pouvions nous satisfaire de cette réduction de 300 000 € sur le plan de formation 2009 et qu’à nos yeux la formation professionnelle et les études promotionnelles étaient toutes aussi importantes et que nous refusions d’avoir à trancher !
Pas de problème, le DHR et la DSSI n’ont eu aucune hésitation à trancher dans le vif !!
BILAN SUR LE PLAN DE DE-PRECARISATION :
Une réunion a eu lieu le 13 novembre entre la direction, les organisations syndicales et Bernard CAZENEUVE afin de faire le point sur le plan de dé-précarisation du CHPC programmé sur 4 ans. Le Directeur général a affirmé que malgré les difficultés budgétaires de l’établissement, le plan serait tenu, voir même dépassé pour l’année 2008.
94 mises en stage sur les 107 examinées, seront effectives le 1ier décembre. 22 personnes supplémentaires auraient été mises en stage en dehors du plan. De plus, 18 CAE ont été transformés en CDD.
Nous ramenant de 442 contractuels pour un effectif de 1916 (23,09%), à 373 contractuels pour 1920 postes (19,4%) en ce qui concerne la partie hôpital . Pour la partie EHPAD (maison de retraite) avec 76,55 contractuels sur un effectif de 242, le taux reste de 31,62% : la différence n’étant pas volontaire mais conjoncturelle (d’après la direction) les contractuels étant moins anciens !
Nous avons fait remarquer que sur 51 départ programmés ( retraite et autres) et les 22 mises en stages supplémentaires, il restait un différentiel de 29 personnes. Nous avons demandé la liste nominative de ces 22 mises en stage, leur catégorie professionnelle, ainsi que la liste des nominations du 1ier décembre dés qu’elles seront connues.
Le directeur annonce pour 2009 un plan de mises en stage de même ampleur que celui de cette année. Le cas des plus anciens n’étant pas passés cette année pour diverses raisons seront examinés en priorité. La direction a rappelé la nécessité de se porter candidat .
SOUFFRANCE AU TRAVAIL A L’EHPAD DU GROS HÊTRE :
Suite à son engagement, Bernard CAZENEUVE est venu le 17 novembre dernier, rendre compte au personnel de l’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) des mesures prises pour améliorer la souffrance au travail du personnel et pour relater son entrevue du vendredi 14 novembre avec les tutelles (DDASS et Conseil Général).
Si la tutelle ne veut pas entendre parler de moyens supplémentaires (le gros hêtre étant l’établissement le mieux doté), ils ne seraient pas opposés à ce que l’établissement mettent quelques mensualités de remplacement supplémentaires d’AS (3 : 1 /mois) pour « desserrer l’étau », mais ne veulent pas que cela se sache.
Sont prévus pour améliorer la souffrance au travail sur le site :
Ø Nouvel encadrement,
Ø Nouveau directeur ,
Ø Renégociation de la convention tripartite début 2010,
Ø Audit externe sur l’organisation du travail
Ø Travail sur l’extension de lits « Alzheimer » (il n’y aura pas d’extension sans moyens supplémentaires !)
Nous avons demandé si l’augmentation de la dépendance, sans moyens en personnels complémentaires ne pouvait être une cause supplémentaire de souffrance… de même que le taux préoccupant de contractuels de 31,6% ?
Un suivi en matière de remplacement de l’absentéisme sera fait régulièrement jusqu’aux conclusions de l’audit prévues fin juin. Une nouvelle réunion est programmée en janvier 2009.
HÔPITAL PUBLIC : ETAT D’ALERTE
Hôpital public : état d’alerte. Le service public de santé est aujourd’hui menacé par les conditions de mise en œuvre de la tarification à l’activité : c’est ainsi que la FHF (Fédération Hospitalière de France) ouvre le banc dans un document de 30 pages, sans concessions, sur la situation des hôpitaux publics et la fausse mise en concurrence avec un secteur privé favorisé ! Ces arguments sont notamment destinés à démentir un certain nombre d’idées reçues sur le service public hospitalier. Vous pouvez prendre connaissance de ce document sur Internet à l’adresse suivante : www.fhf.fr/actualite/article.php
Voici ce que dit la FHF dans une version courte présentant le document :
« DEFENDRE L’EXCELLENCE DES HOPITAUX PUBLICS ET L’EGALITE D’ACCES AUX SOINS POUR TOUS . LES HOPITAUX PUBLICS FRANCAIS SONT RECONNUS DANS LE MONDE ENTIER POUR L’EXCELLENCE DES SOINS QU’ILS PRODIGUENT. ILS SOIGNENT TOUS LES PATIENTS, QUEL QUE SOIT LEUR REVENU, LEUR AGE OU LEUR PATHOLOGIE, ET QUELLE QUE SOIT L’HEURE A LAQUELLE ILS SE PRESENTENT. Ils ont donc des coûts plus élevés que les cliniques commerciales, pour des raisons structurelles que nous avons explicitées dans ce document.
Il ne s’agit pas cependant de nier pour autant les efforts qui doivent encore être faits dans les hôpitaux publics pour gagner en efficience. D’importantes mesures ont été prises, qui commencent à porter leurs fruits. Mais déstabiliser l’hôpital public en lui imposant des objectifs budgétaires irréalistes et des suppressions massives d’emploi ne favorisera pas la réussite des réformes. Bien au contraire, cela la compromettra.
La question se pose donc aujourd’hui avec force: quel système de santé voulons-nous pour l’avenir?
Améliorer l’efficience des hôpitaux est certes indispensable, mais cela ne doit pas se faire aux
dépens des missions du système de santé français :
Ø Comment garantissons-nous l’égal accès aux soins pour tous et sur tout le territoire ?
Ø Comment encourageons-nous la recherche pour que la France reste à la pointe de l’innovation ?
Ø Comment nous assurons-nous que tous les Français ont accès à ces nouveaux traitements ?
Ø Comment maintenons-nous l’accueil des patients présentant des pathologies lourdes ?
Ø Comment maintenons-nous la permanence des soins la nuit et le week-end en évitant que ne se créent de véritables déserts sanitaires ?
Pour défendre cette excellence, la FHF émet plusieurs propositions concrètes et réalistes :
⇒ Arrêter la convergence des tarifs entre hôpitaux publics et cliniques commerciales tant que les études préconisées par l’IGAS afin de préciser les écarts de coûts n’auront pas été réalisées.
Pour être équitable, la convergence doit se faire en respectant ces différences de coûts, liées aux missions spécifiques et indispensables du secteur public, et aux contraintes différentes auxquels les hôpitaux sont soumis.
Pour connaître plus précisément ces écarts de coûts, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), avait préconisé en 2005 de mener seize études avant de faire converger les tarifs. Ce rapport avait été demandé par le Ministre de la Santé pour étudier « les finalités, les modalités et le calendrier de la convergence entre les tarifs des cliniques et des hôpitaux publics »1. Trois années se sont écoulées depuis, et malgré les demandes réitérées de la FHF, aujourd’hui seules trois de ces études ont été menées. Pourquoi ?
⇒ Séparer les deux enveloppes public/privé dans l’ONDAM
Le périmètre du secteur public et du secteur commercial n’est pas le même. Il est donc nécessaire de séparer l’enveloppe votée par le Parlement pour le secteur commercial de celle du secteur public, pour que l’augmentation des dépenses des cliniques commerciales ne se fasse pas au détriment de l’hôpital public.
Ce fut par exemple le cas en 2006 avec le transfert de 191M€ de l’enveloppe publique vers les cliniques, comme l’a constaté la Cour des Comptes en septembre 2007 : « les transferts du secteur public vers le secteur privé : l’Objectif public a été amputé de 191M€ pour abonder de 23M€ l’OQN et de 168M€ l’Objectif privé […] Les efforts de maîtrise ne s’imposent donc pas de manière identique aux deux secteurs d’établissements »2.
Il est temps que le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale joue pleinement son rôle en régulant l’accroissement non justifié des dépenses, au détriment du seul secteur qui respecte ses objectifs : l’hospitalisation publique.
⇒ Dans les hôpitaux publics, limiter à 50% du budget le financement par les tarifs, le reste étant financé par des dotations forfaitaires correspondant aux missions d’intérêt général.
⇒ Appliquer la nouvelle classification V 11 qui reconnaît la gravité des situations traitées à l’hôpital public
⇒ Intégrer dans les tarifs des cliniques les honoraires des médecins travaillant dans les cliniques commerciales
De manière générale, il convient de rendre le système actuel plus lisible et plus transparent, à la fois dans la détermination des tarifs et dans le calendrier de la réforme.
L’hôpital public est un élément clé de la cohésion sociale que les Français plébiscitent. Face au danger que représente une convergence tarifaire aveugle entre hôpitaux et cliniques commerciales, telle qu’elle est envisagée actuellement, ce modèle, fondé sur les principes de solidarité et d’égalité d’accès aux soins pour tous et sur tous les territoires, doit être défendu. »
1 Mission d’appui sur la convergence tarifaire public privé, Rapport n°2006 009, présenté par Pierre ABALLEA, Pierre-Louis BRAS et Stéphanie SEYDOUX, Janvier 2006, p57. 2 Rapport de la Cour des Comptes sur la Sécurité Sociale, septembre 2007, p. 91
LE CRI DE DETRESSE D’UNE INFIRMIERE (Reçu par mail)
« Je suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média, aucune presse, même dans les discours de nos chers politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au plafond. Je suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont 95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et efficace de la part des infirmiers et aide-soignants.
Les femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important, car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur dans la lutte des infections nosocomiales. Nos équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit sont indépendantes, je ne travaille que le jour matin-soir) : 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le matin, 2 infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le soir, 1 infirmière + 1 aide-soignante la nuit.
Ceci est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit, c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous faire tourner en sous-effectif de manière presque systématique les soirs et les week-end, soit un seul infirmier pour 21 patients. Depuis 2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui risque d'être prolongé cet été et n'est pas non plus remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1 puis 2 puis 3 week-en supplémentaires (nous en travaillons déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour cause : boulot! Samedi dernier, le 14 juin 2008, une autre collègue s'est arrêtée et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc personne pour prendre la relève du matin...
C'est un infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21 patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux..
Une des ASH est arrêtée depuis 1 an, en étant remplacée de manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16 chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier, murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office, douche, WC, couloirs), la salle de soins... Il faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des soins efficaces et de qualité... Alors expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences quand le personnel est déjà largement en sous-effectif? L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des contractuels... Hier, j'étais normalement en « repos » et j'ai passé une bonne partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les syndicats et à parler avec notre chef de service, pour essayer de trouver des solutions pour que notre direction nous entende... Nous sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public et dans le respect du serment d'Hippocrate. Je dors très mal et pour être honnête je pense au boulot constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un soin, que la pression m'empêche de prendre le temps avec un patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient... J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en assassin, involontairement, par ce qu'on aura laissé la situation se dégrader. Parce que nous sommes tous responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre proche. Je vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise pourtant. Mais je suis humaine avant tout. Vous serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurai pas pu gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux??? Aujourd'hui, j'ai besoin de vous.
Merci de bien vouloir transférer ce mail de manière la plus large possible, pour informer le plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du monde hospitalier, journalistique, politique ou autre, n'hésitez pas à les solliciter. Il faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi toute seule, je n'intéresse personne. »
Une situation qui n’a malheureusement rien d’exceptionnel et que l’on pourrait confondre avec ce que vivent les personnels de nos services. Regroupons nous pour lutter contre la casse programmée de l’hôpital public : Rejoignez nous, Adhérez à la CGT !!!
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Notre blog a été mis en place fin 2007…depuis il continue de s’enrichir d’informations diverses et de la plupart de nos écrits : tracts, bulletins d’information. Vous pouvez donc retrouver LE LIBRE PENSEUR sur notre « site Internet ».
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