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Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)

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LE LIBRE PENSEUR N°47

LP-n-47--d-cembre-2006.jpg

AU SOMMAIRE DANS CE NUMERO :

-         NOTRE DESSIN HUMORISTIQUE,

-         EDITORIAL : LE LIBRE PENSEUR, votre bulletin d’information du CHPC

-         ELLE COMMENCE BIEN CETTE FUSION !!!

-         FUSION : PROMESSES NON TENUES !

-         LES BREVES

-         DES NOUVELLES D’AILLEURS


EDITORIAL : LE LIBRE PENSEUR, votre bulletin d’information du CHPC

 

LE LIBRE PENSEUR, bulletin d’information humoristique et satirique du syndicat CGT du Centre Hospitalier de Valognes allait-il s’arrêter avec la Fusion des Centres Hospitaliers de Cherbourg-Octeville et de Valognes et avec la fusion des deux syndicats ?

 

Si quelques uns l’espéraient, cela aurait été dommage car nombreux sont les  personnels  du site de Valognes qui y sont attachés et attendent  chaque numéro avec impatience et beaucoup d’intérêt.

 

Poursuivre ce Bulletin d’information uniquement sur le site de Valognes aurait pu être la solution mais aurait privé les personnels du site de Cherbourg-Octeville d’un outil d’information original et singulier, d’autant que de nombreux exemplaires du LIBRE PENSEUR transitent chaque fois vers Cherbourg-Octeville.

 

Alors, les membres du bureau du nouveau syndicat CGT du CHPC ont décidé de tenter la poursuite de cette « belle aventure » sur le nouvel établissement tout entier.

 

De ce fait, LE LIBRE PENSEUR sera sûrement amené à quelques transformations et quelques évolutions qui espérons le, ne modifiera pas son esprit espiègle, malin et qu’il gardera son âme rebelle !  

 

Gageons que vous lui ferez bon accueil et qu’il deviendra votre outil d’information préféré sur le CHPC … 

 

Bonne lecture et n’hésitez pas à nous livrer vos impressions et sentiments.

 

 

ELLE COMMENCE BIEN CETTE FUSION !!!

 

Qui peut dire à ce jour, 9 mois après la naissance du Centre Hospitalier Public du Cotentin que la fusion des Centres hospitaliers de Cherbourg-Octeville et de Valognes a été bénéfique et porte les fruits annoncés par la direction et les deux présidents des conseils d’administration ?

Personne évidemment ! Sauf peut-être les personnes précitées qui portent encore les œillères qu’ils chaussaient lorsqu’ils ont voulu et imposé cette fusion ! Il va de soi qu’ils auront quelque mal à reconnaître que cette fusion est loin d’être aussi idyllique que celle dont ils avaient rêvé ! 

Le nouvel établissement dispose t-il de plus de moyens ?

Evidemment non ! Il s’est même encore appauvri !

Premièrement par le biais de la T2A pour le site de Cherbourg-Octeville pour la troisième année consécutive (750.000€ en 2004, 878.000€ en 2005, combien en 2006 ?) .

Deuxièmement, par le plan d’économies de 520.000 € imposé au printemps par l’ARH,

Troisièmement, par les engagements et les  promesses non tenues par les tutelles concernant la restructuration des deux établissements en 2000 et la fermeture de l’hôpital des armées.

Monsieur CAZENEUVE estimait au printemps,  ce manque budgétaire à 4,8 millions d’euros.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Il pourrait  bien dépasser les 6 millions d’euros !!!

 

Est-il plus fort face aux tutelles ?

Evidement non ! On a pu le constater au printemps, la demande de rallonge budgétaire demandée par le Conseil d’Administration a été rejetée sans ménagement par l’Agence Régionale de l’Hospitalisation, qui a renvoyé le nouvel établissement à son triste sort !

Recrute-il plus facilement des médecins et autres praticiens hospitaliers ?

Evidemment non ! L’établissement ne sera pas plus attractif simplement parce que le nom de l’établissement a changé ! Ce n’est pas non plus avec une diminution des moyens financiers que l’on va améliorer les choses ! 

Les cardiologues ont même menacé de démissionner collectivement !

 Les conditions d’accueil et de prises en charge sont-elles meilleures pour les usagers ?

Evidement non ! Il faudrait interroger les usagers pour connaître leur sentiment, mais il est inutile d’être devin pour imaginer les conclusions ! Il suffit de prendre en compte les frustrations des personnels qui n’ont ni le temps, ni les effectifs suffisants pour donner aux « patients » tout le réconfort et l’écoute qu’ils seraient en droit d’attendre.

  • Fermeture de la médecine E pendant de nombreux mois,
  • Projet de fermeture de l’antenne SMUR de Valognes la nuit de 0h à 8 h
  • Menaces sur le deuxième scanner sur le site de Valognes 

Les conditions de travail sont-elles meilleures pour les personnels administratifs, ouvriers, paramédicaux et médicaux ?

Evidement non ! il suffit de passer dans quelques services sur les deux sites pour avoir un rapide aperçu de la dégradation qui s’est encore accentuée ces  9 derniers mois.

·        Non remplacement et diminution drastique des remplacements de congés annuels, maladie, maternité…

·        Souffrance des personnels

·        Fins de contrats

·        Cri d’alarme des cardiologues qui ont brandi la menace d’une démission collective au mois de mai 2007,

·        Cri d’alarme des urgentistes

Pourtant de nombreux Infirmier(e)s DE et Aides Soignant(e)s sortant de l’institut de formation souhaitent travailler sur l’établissement, mais ne peuvent être embauchés faute de moyens budgétaires.   

Qu’en est-il de l’harmonisation des différences de fonctionnement entre les deux établissements ?

Alors là, dans ce domaine, les personnels et leurs représentants ont décroché le pompon !

Toutes les organisations syndicales dénonçaient et redoutaient le fait que la fusion ait lieu avant d’avoir déterminé les conditions d’harmonisation des différences de fonctionnement entre les deux établissements. Ils ne s’étaient pas  trompés ! 

Après une première satisfaction sur l’adhésion du CHPC à l’ANFH et une deuxième sur la procédure d’évaluation, la direction, peu satisfaite de voir les organisations syndicales travailler ensemble, a semble t-il décidé de mettre un terme aux exigences et aux propositions de celles-ci en transformant les réunions du comité de pilotage de la fusion en mascarades qui ne débouchent sur rien et en franchissant un pas supplémentaire dans un autoritarisme déjà exacerbé.

La dernière réunion du comité de pilotage de la fusion a été annulée sans que l’on en connaisse les raisons et a été reportée au  22 janvier 2007 et 5 mars 2007.

De nombreuses questions restent en suspens :

·        Prime de service

·        Harmonisation du temps de travail

·        Date des congés annuels d’été

·        Heure pour les femmes enceintes…

Quelle harmonisation veut nous imposer, de façon autoritaire, cette direction ? Est-ce une harmonisation par le bas ? C’est l’option la plus probable ! Quoi qu’elle envisage peut-être d’aller encore plus en dessous ?

Qu’en est-il du dialogue social promis ?

Les promesses n’engagent que ceux qui les croient, dit le vieil adage !

Nous n’avions aucunes illusions à ce sujet, mais là, si l’on n’a pas encore touché le fond, on s’en approche à vive allure !

Une mascarade (mise en scène trompeuse, comédie, imposture), c’est le mot qui caractérise le mieux l’ersatz de dialogue social que veut nous imposer la direction. Si elle espère donner le change auprès des politiques et des tutelles, elle se trompe, car nous allons faire en sorte de leur ouvrir les yeux sur ces méthodes indignes et méprisantes !

Que faire ?

Ne pas les laisser faire, justement !

Il faut que les personnels se mobilisent avec leurs représentants comme ils l’ont fait le jeudi 7 décembre dernier pour refuser le diktat de cette direction qui ne recule devant aucune abjection  pour imposer ses choix.

Mobilisons nous et exigeons le départ de ce directeur dictateur et des certains de ses apprentis !

 

FUSION : PROMESSES NON TENUES

 

Peu de temps après la fusion, au cours d’une rencontre le 12 juin avec la CGT de l’établissement, monsieur Bernard CAZENEUVE déclarait faire de la lutte contre la précarité une de ses priorités.

Comme cette question  fait aussi partie de nos priorités, nous lui avons communiqué deux jours plus tard les chiffres sur les deux établissements afin qu’il puisse s’engager sans retard  dans la voie prioritaire qu’il s’était fixée.

 Nous lui  avons précisé que les chiffres annoncés pour  le site de Valognes,  par monsieur POLITO étaient contredits par la réalité (mensongers). En effet, ce dernier annonçait que sur le site de Valognes, la dernière campagne de mise en stages avait placé l’établissement en dessous de la moyenne nationale, qui est de 12% pour le secteur privé et de 16% pour le public .

 

Les chiffres sur les deux sites au mois de juin étaient très proches :

·        Site de Cherbourg Octeville :

1903,45 équivalents temps plein

dont 374 contractuels (19,65%)         

et 68 emplois aidés (3,57%)   

soit un total de 23,22%  d’emplois précaires

·        Site de Valognes :

372,55 équivalent temps plein

dont 89 contractuels (18,52%)

et 20 emplois aidés (5,37%)

soit un total de 23.88% d’emplois précaires

 

Depuis le 14 juin dernier, nous n’avons jamais reçu de nouvelles de Monsieur CAZENEUVE au sujet de sa lutte contre la précarité. Le promesses, n’engagent que ceux qui les écoutent… mais peut-être que depuis cette date le nombre de contractuels a diminué … du fait des compressions budgétaires.

 

Début juillet, Monsieur CAZENEUVE demandait instamment au directeur  que le plan d’économies de 520.000 € ne se fasse pas sur les dépenses de personnel. Vœu pieux ou démarche politicienne, peu importe la formule …une chose est sûre, les personnels ont pu constater à leurs dépends que les économies ont bien été faites sur leur dos …vu l’importante dégradation de leurs conditions de travail.

 

Décidément, elle démarre bien mal cette fusion … elle pourrait bien se retourner contre ceux qui nous l’ont imposée ?

 

LES BREVES

 

INCONVENANT  1 :

Monsieur le directeur a jugé « inconvenant » le préavis de grève de deux heures déposé par l’intersyndicale CGT, FO et CFDT, pour la journée du jeudi 7 décembre. Il s’est dit surpris puisque selon ses dires : « rien n’est refusé pour l’instant … les instances représentatives ne se sont pas encore prononcées…et qu’il n’y a aucune demande de la part des organisations syndicales » !!!

Est-ce une nouvelle provocation de sa part ?

Sans aucun doute !!!

Ce sont ses méthodes qui sont inconvenantes puisque, désirant nous rencontrer, il déclarait n’avoir que 30 minutes à nous consacrer. Il n’avait d’ailleurs rien à proposer, ni à modifier, concernant ses décisions sur la notation … sans doute espérait-il  écourter la réunion et reporter la faute sur l’intersyndicale ?

 

INCONVENANT  2 :

La CGT a brièvement fait comprendre au directeur en quittant la salle avec l’intersyndicale que c’était sa démarche qui était inconvenante :

·        En annulant le comité de pilotage de la fusion du 4 décembre sans donner de raisons,

·        En organisant des réunions d’information sur la notation sur les deux sites alors que rien n’est décidé, ni refusé, selon ses dires,

·        En ne tenant pas compte de l’avis et des propositions de l’intersyndicale sur la mise en place d’un système commun de notation,

·        En laissant les organisations syndicales sans informations, ni réponses à leurs questions,

·        En informant les cadres avant même les organisations syndicales,

·        En publiant les notes de services avant que les organisations syndicales ne soient informées

·        En décidant du report du versement de la prime de service au mois de mai 2007 à la place du mois de février pour le site de Cherbourg-Octeville

Inconvenant ? évidemment oui ! Mais cette inconvenance n’est pas du  fait de l’intersyndicale.

Inconvenance, manque de transparence, balivernes, mascarades de comité de pilotage, autoritarisme exacerbé… décidément, ce « monsieur » ne nous épargne rien.

  

CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 6 NOVEMBRE, DECLARATION CGT :

« L’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) est frappé par un taux d’évolution de 2,5% pour l’année 2007 contre 2,7% en 2006.

Les conséquences seront lourdes, tant pour les assurés sociaux que pour les professionnels de santé.

Les établissements de santé verront quant à eux , maintenir le même taux d’évolution que l’an passé (+ 3,4%) mais avec une situation encore plus dégradée découlant de leur passif, mais également de l’inflation de certains secteurs de dépenses importantes tels : l’alimentation, l’énergie, les assurances Etc…

La marge de manœuvre des établissements de santé est désormais nulle. Si les reports de charges n’existent plus dans la nouvelle procédure budgétaire, il n’en demeure pas moins que les difficultés s’accumulent. Un endettement de plus en plus important place les établissements au bord du gouffre. 

C’est pour cela que la CGT demande au niveau national, un financement supplémentaire exceptionnel et un taux d’évolution pour les établissements de santé qui ne saurait être inférieur à 8% .

En l’état actuel de la loi de finances de la sécurité sociale, les conséquences sur l’emploi sont évidentes. Il en est de même sur les conditions de travail et les salaires.

La nouvelle procédure budgétaire EPRD s’appuie sur une capacité d’autofinancement qui n’existe plus. A cela s’ajoute un taux d’évolution insuffisant. L’impact sera donc fort sur les capacités d’investissement et renouvellement des équipements.

Les budgets octroyés à l’ensemble des établissements sanitaires et sociaux sont soumis à la tarification T2A de 50% en 2007, aux forfaits et enveloppes le tout, dans un cadre strictement fermé :

  • D’un côté, on ne peut pas dépasser les crédits votés par la loi de finances
  • De l’autre, les déficits sont interdits du fait de la nouvelle procédure budgétaire
  • Ainsi toute progression des dépenses de santé ne peut se faire qu’au détriment d’autres dépenses et surtout d’autres activités.

Les budgets ne suivent pas les besoins de Santé.

De plus, un nouveau plan d’économie de 2,1 milliards d’euros est annoncé par le gouvernement.

Pour toutes ces raisons, la CGT vote contre le rapport préliminaire du budget 2007 » 

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION 2, NOMBREUX ELUS AUX ABONNES ABSENTS :

C’est à croire que les questions budgétaires les intéressent peu, car le 6 novembre, de nombreux élus siégeant au conseil d’administration avaient laissé leur fauteuil désespérément vide… Seuls les trois élus Valognais honoraient le CHPC de leur présence.

Monsieur CAZENEUVE était déclaré souffrant et avait demandé à monsieur LEBOYER de le remplacer à la présidence. Monsieur le Député LEMIERE, Monsieur le Sénateur GODEFROY et monsieur FORAFO pour le Conseil Régional, brillaient par leur absence.

Attention messieurs, à vous désintéresser de vos missions ayant attrait à la vie locale , vous risquez fort de désintéresser vos électeurs d’aller déposer votre bulletin dans les urnes !

 

CONSEIL D’ADMINISTRATION 3, MENACES DE DE-FUSION :

Lors du conseil d’administration du 9 octobre dernier, le corps médical et la direction proposaient la fermeture de l’antenne SMUR du site de Valognes la nuit de 0h à 8h et ce à titre définitif, au vu du manque de médecins urgentistes .

Cette proposition inacceptable a aussitôt entraîné la colère du maire de Valognes qui a menacé le nouvel établissement de DE-FUSION si cette proposition était maintenue. Il n’a pas manqué de rappeler qu’il avait accepté la fusion des deux établissements à condition que l’on ouvre l’antenne SMUR sur Valognes. « Il n’est pas question d’accepter une fermeture et de ne pas tenir les promesses qui ont été faites » a t-il martelé.

On ne peut que lui donner raison et le soutenir dans cette démarche.   

 

SONNEUR DE CLOCHES !

Lors du débrayage intersyndical  le jeudi 7 décembre, une délégation des manifestants a été reçue  à la mairie de Cherbourg-Octeville par le Maire Bernard CAZENEUVE qui est aussi président du conseil d’administration du centre Hospitalier Public du Cotentin. Il a déclaré à la délégation qu’il en avait assez d’être interpellé et sollicité toutes les semaines pour un mouvement social au sein de l’établissement fusionné, alors que la fusion des villes de Cherbourg et d’Octeville ne posait aucun problème social  du fait que le dialogue social se faisait normalement.

Il a déclaré que lorsqu’il était fâché contre quelqu’un et que c’était le cas contre le directeur du CHPC, il le convoquait le dimanche matin pour lui dire le fond de sa pensée. 

Depuis, le directeur a repris contact avec les organisations syndicales … pour la forme… mais sur le fond, aucun changement de cap et aucune nouvelle proposition     

  

MEDECINE DU TRAVAIL SUR LE SITE DE VALOGNES :

Malgré les demandes faites avant son aménagement, les locaux de la médecine du travail du site de Valognes n’est toujours pas doté de matériel informatique. Aussi, peut-on entendre certains jours le TAM-TAM retentir…mais ce ne sont que les transmissions faites avec les autres services !!!

Si le « besoin » d’une analyse d’urine se fait sentir… aucune toilettes est prévue à l’horizon !!!

Enfin, tout ceci ne peut être vérifié que si l’on arrive à trouver le chemin de ces locaux … car, est-ce faute de moyens, mais, la signalétique fait grandement défaut !!!

 

 

DONNEZ NOUS DU BLE… MONSIEUR BLAIS :

Nous avons appris que le nouveau directeur de l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) se nommait monsieur BLAIS. Un beau nom pour une personne chargée de financer les différents établissements de santé. Il est évident que ce que nous avons besoin le plus pour pouvoir mener à bien nos missions, c’est indéniablement du « blé ». Car après toutes ces années de pénurie où l’on nous a plutôt fauché que donné du blé, nous attendons avec impatience la prochaine moisson que nous espérons fructueuse !!! 

 

RENCONTRE :

Le jeudi 7 décembre, des médecins du CHPC sont venus nous inviter à une réunion où ils accueillaient leurs représentants de la coordination nationale venus les rencontrer et tenter de fédérer les différents syndicats médicaux hospitaliers (il en existe plus de 500). L’un des intervenants était le docteur Patrick PELOU, médecin Urgentiste à l’hôpital Saint Antoine à Paris .

Le débat était très intéressant, et nous avons pu nous rendre compte que nos craintes, souvent exprimées, de démantèlement du Service Public contenu dans le plan hôpital 2007, ainsi que le danger que représente la T2A sur le budget des hôpitaux, sont entièrement partagées  par ces praticiens.

Il est donc important qu’au delà de nos différences, nous arrivions à nous unir et réunir sur ces points primordiaux pour tenter de faire plier nos « économistes » qui gèrent l’hôpital public comme une usine de production de boîtes  de sardines au dépends de la qualité des soins, des conditions de travail, de respect de la vie privée des agents et avec de graves conséquences sur  prise en charge des patients.

 

NOTATION : QU’EST-CE QU’UN BON AGENT

Comme vous le savez, une nouvelle grille de notation, a été, mise en place autoritairement par la direction. Mais, nous sommes nous posé la question,  qui est l’essence même de cette notation : Qu’ est ce qu’un Bon Agent ?

Tout d’abord, même si des critères d’évaluation existent, le bon ou mauvais ne vaut que si l’on pense du bien ou du mal. Et, bien sûr, comme chacun d’entre nous, nos évaluateurs n’ont pas tous les mêmes valeurs…Mais mieux encore, qu’est-ce qui fait qu’un « bon agent » devient un très bon agent et sa note se trouve substantiellement  augmentée ? :

·        Est-ce une personne qui s’investit dans cette institution en plus de ses fonctions proprement dites ?

·        Est ce qu’un représentant syndical, élu, est considéré par ses supérieurs, autant que s’il était membres du CLIN, d’un comité de pilotage sur la qualité ou l’accréditation, ou de telle ou telle commission de soins… ?

·        Est ce qu’un agent à temps plein a autant de temps à y consacrer, qu’un agent à temps partiel ?

·        la position sociale, familiale influe t-elle  ?.

·        Est ce que le fait de dire toujours oui, de faire ou ne pas faire de vagues, d’assister ou  de ne pas assister aux mouvements de grève et débrayages, de faire ou ne pas faire des heures supplémentaires (on en fait tous pourtant depuis longtemps !) joue en notre faveur  ou défaveur?

Toutes ces  considérations, vous le savez bien, parasitent nos évaluations, car ce  sont des critères induits par les valeurs, le vécu de nos évaluateurs, et qui n’apparaissent pas dans la procédure d’évaluation.

 

SUR LA BASE DU VOLONTARIAT ?

Les mouvements du personnel sur les deux sites devaient, avant tout, se faire sur la base du volontariat ! Mais lorsqu’il n’y a pas de volontaires, c’est une fois de plus l’autoritarisme qui prime !

Le dernier exemple en date vient de la restructuration de la cuisine où après un appel à candidature infructueux  pour trouver trois professionnels volontaires de Valognes pour intégrer la nouvelle structure de Cherbourg, les agents seront « choisis » au regard de leurs compétences professionnelles et leurs aptitudes à intégrer un nouveau process de production. Pourquoi  attendre la dernière minute pour informer les agents de Valognes sur ce qui les attend avec cette restructuration ? Pour mieux les mettre devant le fait accompli et éviter qu’ils aient le temps de réagir ?

 

DES NOUVELLES D’AILLEURS

 

QUELQUES CHIFFRES CLES :

·        En 2006, les seuls hôpitaux publics auront  un déficit de prés de 1,6 milliard d’euros (sur 50 milliards).

·        En 2006, plus de 2/3 des établissements termineront l’année avec un déficit budgétaire.

·        De 1980 à 1997, le nombre de lits est passé de 11,5 à 8,5 lits pour 1000 habitants

·        90.000 à 100.000 salariés sont précaires dans nos établissements.

·        Il manque près de 100.000 postes dans les établissements (dont près de la moitié au titre de la RTT).

·        Selon une enquête partielle du ministère, le volume des jours épargnés dans les comptes épargne temps (CET) avoisine prés de 2 millions de jours soit prés de 30.000 emplois (dont la moitié pour les médecins) si l’on extrapole à l’ensemble des établissements.

·        Chaque année 500 à 600 agents de la Fonction publique hospitalière réussissent à un concours d’une profession  en pénurie et ne sont pas admis faute de prise en charge de leur formation.

 

105 JOURS DE REPOS HEBDOMADAIRE EN 2005 et 2006 :

Courrant 2006, le syndicat CGT du Centre Hospitalier de Verdun (55) a engagé une action en direction du ministère de la santé pour faire reconnaître que les années 2005 et 2006 comptaient 105 jours de repos hebdomadaires. Une pétition fut remise à Xavier Bertrand lors de sa visite à Bar le Duc le 7 juillet dernier. Après explication de la démarche et intervention d’un député de la circonscription, une réponse favorable en application des articles 1ier et 6 du décret n° 2002-9 du 4 janvier 2002 relatif au temps et à l’organisation du temps de travail dans les établissements de la Fonction Publique Hospitalière, est parvenue au syndicat le 14 novembre 2006.

 

PRIME DE SERVICE AUX CONTRACTUELS : LE C.H. D’AUXERRE VIENT D’ÊTRE CONDAMNE UNE SECONDE FOIS :

Refusant d’appliquer le jugement du 21 juillet 2005 au motif d’absence de notation des contractuels, la CGT du centre hospitalier d’Auxerre fut contrainte d’engager une seconde action devant le tribunal administratif de Dijon contre une décision de cette direction du 7 novembre 2005.

C’est en considérant que si aucune disposition légale ou réglementaire n’impose la notation des agents hospitaliers contractuels, l’application des dispositions de l’arrêté du 24 mars 1967 implique que les gestionnaires des établissements hospitaliers établissement une évaluation chiffrée de la manière de service des agents contractuels en vue du versement de la prime de service, que le tribunal administratif condamne une seconde fois la direction du CH d’Auxerre.

Il est de nouveau enjoint au directeur de déterminer, par l’établissement d’une note individuelle, le droit des agents contractuels au versement de la prime dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement.  Voilà une avancée et une bonne nouvelle .

 

C.H.S. DE CAEN : UNE CRECHE POUR LES ENFANTS DU PERSONNEL ?

Comme tous les établissements hospitaliers, le CHS de Caen, va dans les années à venir et de plus en plus rapidement, voir un rajeunissement de ses personnels. Cette évolution de l’établissement nécessite un nouveau travail du volet social du projet d’établissement. La CGT qui revendique depuis de nombreuses années l’ouverture d’une crèche pour les enfants du personnel (comme dans de nombreux établissements) a décidé de s’emparer de ce dossier et de rechercher une solution à ce problème en tenant compte des horaires et de l’absence de mode de garde adapté . Ceci afin d’offrir de meilleures conditions de vie et de travail au personnel de l’établissement. La CGT a d’ores et déjà pris contact avec les tutelles, collectivités locales et départementales ainsi qu’avec plusieurs établissements hospitaliers qui permette à leur personnels de bénéficier de ce service.       

 

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