Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)

AU SOMMAIRE DANS CE NUMERO :
- NOS DESSINS HUMORISTIQUES,
- EDITORIAL : FUSION EXPRESS !
- DES NOUVELLES DE LA REPRISE DU DIALOGUE SOCIAL !
- LE PERSONNEL DE LA MAISON DE RETRAITE/SOINS DE LONGUE DUREE EXPRIME SON RAS LE BOL A LA DIRECTION.
- LES BREVES
La fusion voulue par la direction et les deux présidents de conseils d’administration vient d’être votée. Il aura fallu un petit mois pour que l’annonce de la fusion, faite par Messieurs Cazeneuve et Leboyer devienne réalité.
Les personnels des deux établissements et leurs représentants sont encore sous le choc de cette fusion express. Ils ne comprennent pas bien les raisons de cette précipitation. Mais, ils risquent de ne pas tarder à en mesurer les premières conséquences .
La direction, a tenté d’en montrer les côtés positifs. Elle a fait la promesse que l’harmonisation des règles de gestion de l’ensemble du personnel serait menée sur la base de la concertation et a obtenu, sur cette base, un chèque en blanc des deux conseils d’administration,.
C’est justement ce chèque en blanc que lui ont refusé les représentants du personnel des deux établissements, puisque les deux CTE se sont prononcés contre cette fusion.
Les promesses ne valent que pour ceux qui les écoutent et les personnels des deux établissements et leurs représentants le savent très bien. Cette direction commune a souvent fait des promesses qu’elle n’a jamais tenues.
Quand à la concertation et au dialogue social, les deux années écoulées nous ont largement enseigné que la direction confondait information et concertation, dialogue social et autoritarisme.
A moins d’un changement radical dans leur façon de procéder (mais, il ne faut pas rêver !), il n’y aura pas d’autre alternative que de se tenir prêt à résister à leurs attaques visant à un nivellement par le bas des conditions de travail et la remise en cause des avantages (qu’ils soient statutaires ou non). La remise en cause, récente, du renouvellement des temps partiels à 80% en est la parfaite illustration et ce n’est que par le fait que les agents concernés préféraient reprendre à 100% plutôt que d’accepter le 75% proposé, que la direction a reculé, provisoirement, en disant renouveler ces agents à 80% … mais pour 6 mois seulement. Il n’y a pas de doute à avoir, ils vont affiner leur stratégie et revenir à la charge !
Malgré leur promesse de maintien des services et des effectifs sur les deux sites, il est fort à parier que ce ne soit que de la poudre aux yeux et que la réalité l’emporte sur cette fiction.
L’actualité n’est pas à la réponse des besoins de santé de la population, ni à l’amélioration des conditions de travail des personnels, mais bien aux réductions budgétaires, dans la poursuite d’une logique comptable aveugle…
Le nouvel établissement fusionné ne fera pas exception à la règle. La machine est déjà en marche : Valognes a subi un plan draconien d’économies en 2004 et continue sur cette lancée en 2005, Cherbourg a, par le biais de la mise en place de la T2A, perdu 700 000 € en 2004, et prévoit une perte de 650 000 € en 2005… Alors, il n’y a pas de doutes à avoir…lorsqu’il faudra tailler dans le vif pour faire des économies, même s’ils ont affirmé que ces promesses « seraient inscrites dans le marbre », au pire joueront-ils les amnésiques et sans états d’âme (et sans concertation), ils sacrifieront (avec leur autoritarisme habituel) ce qui leur plaira.
Lorsque en CTE et en CA nous avons fait part à la direction et aux administrateurs de nos craintes pour les services doublons, notamment pour les ateliers et les services administratifs, la direction nous a répondu, concernant ces derniers, qu’ « il est difficilement envisageable de faire avec moins de personnel. Tout ne pourra pas être centralisé à Cherbourg, Valognes représente près de 300 lits et plus de 300 personnels, il faut des réponses immédiates pour les besoins courants, au jour le jour ». Quelques jours après, on apprenait, de la bouche des personnels, la prochaine diminution d’un poste au bureau du personnel et d’un poste en comptabilité. Bel exemple de perfidie qui ne laisse augurer rien de bon …de la « concertation » future!
Merci, à monsieur le maire, merci, au conseil municipal de Valognes, merci, à mesdames et messieurs les administrateurs, merci au corps médical, pour nous avoir livrés pieds et poings liés, sans aucune garantie, au pouvoir et au bon vouloir d’une direction despotique, qui vous a, il est vrai, bercés de promesses et d’illusions… Mais, vous n’étiez pas obligés de les croire, d’autant que l’on vous a prévenus à maintes reprises.
Avec un directeur général qui ne comprend que le rapport de force et un directeur de site qui ne respecte rien, il devient de plus en plus urgent que les personnels s’organisent en rejoignant massivement la CGT sur les deux établissements afin de créer le rapport de force nécessaire. Comme le montre notre dessin humoristique de première page : « Si vous ne voulez pas vous faire bouffer… rejoignez la CGT » et le dessin de la dernière page : Si l’on se regroupe et si l’on fait corps… on peut les faire reculer !
Souvenez-vous, dans notre denier numéro, nous demandions à la direction, de concrétiser son intention de renouer le dialogue social, par une liste de choses réglementaires, faciles à mettre en place et améliorant rapidement les choses :
Quel est le bilan après 8 mois écoulés ?
Les débuts semblaient prometteurs avec :
Äla consultation des instances, pour différents projets mis en place tels le pool hôtelier ou le pool de brancardage, le principe organisationnel de la fédération d’imagerie médicale… ou d’autres projets à venir tels l’extension du service de HAD (hospitalisation à domicile) avec une antenne sur de CH de Valognes, la création d’une unité de 20 lits supplémentaires de soins de suite…
Ä la mise en place d’un groupe de travail composé de représentants du personnel et de l’adjointe des cadres chargée des ressources humaines,
Ä la communication des avis et vœux du CTE avec la fiche de paye,
Ä un accord sur la finalisation du règlement intérieur du CHSCT,
Ä une avancée permettant aux membres suppléants du CHSCT de pouvoir bénéficier de la formation accordée aux membres titulaires,
Ä de nombreuses mises en stages (IDE, AS, Administratifs)
La liste des bonnes nouvelles s’est rapidement tarie, surtout depuis l’annonce du projet de fusion entre les deux établissements de Valognes et de Cherbourg.
Depuis :
V Les réunions de travail sur le système de notation ont été annulées.
V le questionnaire du CHSCT, sur l’évaluation des conditions de travail, qui devait être distribué au mois de mai, est resté dans un tiroir.
V Refus de mise stage comme convenu des 9 ASH et des personnels ouvriers avec la vague promesse de réétudier cette question début 2006 si les conditions financières le permettent.
V La consultation des instances est de nouveau restrictive, comme en témoigne la décision autoritaire de la direction d’amputer le local de la lingerie pour y faire un garage pour les 2 véhicules de l’antenne SMUR,
V Décision autoritaire et unilatérale, en juillet, de ne pas reconduire les demandes de prolongation de travail à temps partiel à 80% et de proposer des 75 % à la place.
V Note d’information autoritaire sur l’interdiction de fumer dans les locaux à usage collectif, sous peine de sanctions.
V Les procès verbaux des réunions du CTE et du CHSCT ne sont toujours pas publiés dans les services (est-ce parce que ce sont les représentants du personnel qui les rédigent ?)
V Les avis et vœux du CTE ne sont toujours pas transmis au Conseil d’administration.
V Les représentants du personnel rencontrent toujours autant de difficultés à prendre leurs heures de délégation et de décharge d’activité pour mener à bien leurs missions.
V …
Et vous, avez vous constaté une amélioration dans vos conditions de travail, dans le management de votre service, dans le dialogue social … ?
Nous vous laissons répondre !
Un pas en avant, deux pas en arrière … telle est l’image que nous renvoie cet essai de reprise du dialogue social, mais … ce n’est pas de notre fait. L’annonce du projet de fusion par les deux présidents du Conseil d’administration semble avoir « dopé » nos deux directeurs qui sous couvert d’une future concertation concernant les différences de fonctionnement entre les deux établissements, semblent redoubler en fait, leur pratique d’autoritarisme.
Chassez le naturel, il revient au galop !
LE PERSONNEL DE LA MAISON DE RETRAITE/SOINS DE LONGUE DUREE EXPRIME SON RAS LE BOL A LA DIRECTION.
Dans une lettre pétition, adressée à la direction début septembre, une quarantaine de personnels titulaires et stagiaires de l’unité de Maison de Retraite et Soins de Longue Durée expriment leur mécontentement devant leurs difficiles conditions de travail. Avant même que cette lettre ne parvienne à la direction, une réunion était programmée le lundi 5 septembre entre la direction et le personnel de cette unité. Pas de doutes … il y a du avoir des fuites. La direction a préféré prendre les devants afin d’éviter que cette réunion soit préparée et de faire en sorte que les représentants du personnel soient présents comme les signataires le demandaient dans leur lettre. Un double de cette lettre nous a été adressé et nous jugeons utile de vous la reproduire intégralement ci dessous :
LES PERSONNELS
DU PAYS VALOGNAIS ET DE
L’UNITE DE SOINS DE LONGUE DUREE
A
MONSIEUR LE DIRECTEUR
CENTRE HOSPITALIER
50700 VALOGNES
Valognes, le 01 septembre 2005
Monsieur le Directeur,
Nous, personnels titulaires et stagiaires de la Maison de Retraite et de l’Unité de Soins de Longue Durée, soussignés, tenons à exprimer à l’équipe de direction, notre profond mécontentement, face aux conditions de travail très difficiles, pour ne pas dire déplorables, que nous subissons depuis de nombreux mois et qui ont atteint leur paroxysme durant la période estivale.
En effet, à la lourde charge de travail due à l’augmentation de la dépendance des résidents et au manque de personnel déjà existant, se sont ajoutés de nombreux arrêts de travail, pour la plupart non remplacés, entraînant de nombreux rappels des personnels restants, des horaires non réglementaires, des repos restreints, parfois à un seul jour hebdomadaire, de nombreuses heures supplémentaires non récupérées, des weekend de travail successifs atteignant pour certains 6 sur 8.
A ceci, s’est ajouté :
· l’embauche des remplaçants d’été sur la base de 7 heures par jour, alors que les horaires de nos services sont bâtis pour fonctionner avec des horaires de 7h30, d’où une belle pagaille dont nous nous serions bien passés vu les circonstances.
· La mise en place du pool hôtelier, où des ASH ont été affectés alors qu’ils souhaitaient rester auprès des résidents et d’autres qui sont restés au lit du résident alors qu’ils auraient voulu intégrer le pool hôtelier des deux unités. Pool hôtelier, où l’effectif de 4 agents nous semble largement insuffisant.
· La nomination, pour remplacer le départ du cadre, de deux infirmières « coordonnatrices » qui devaient assurer ce rôle chacune à 50% et assurer 50% de temps infirmier et qui en définitive « jouent » le rôle de coordinatrice toutes les deux à 100%, d’où un manque de temps infirmier et le basculement fréquent de l’infirmière de nuit sur le jour…
· Une panne d’ascenseur où 4 personnes sont restées bloquées pendant 1h15, sans que l’administrateur de garde ne daigne se déplacer. Cette panne a permis de voir que la sonnerie des ascenseurs n’est reliée nulle part.
· Les demandes de travail à temps partiel à 80% refusées pour la plupart.
· …
Nous avons le sentiment d’être délaissés par la direction et d’être la cinquième roue du carrosse de l’établissement. Nous demandons à ce qu’une réunion ait lieu rapidement, en présence des représentants du personnel, afin de voir ce qui peut être réalisé pour améliorer rapidement et de façon tangible, ces conditions de travail, que nous ne pouvons plus supporter et accepter.
En espérant avoir retenu votre attention, veuillez accepter, monsieur le Directeur, nos salutations distinguées.
PS : Nous n’avons pas souhaité que les personnels contractuels signent cette lettre afin de leur éviter toute mesure de rétorsion.
La réponse de la direction, lors de cette rencontre, n’a pas été à la mesure des attentes du personnel. Voici, résumés, les arguments et les propositions de la direction, certains laissent pantois ou songeurs :
NE UN 4 JUILLET !:
Dans son n°1 de la lettre de la fusion, F. BONNET, directeur général voudrait nous faire croire que, parce que les 4 juillet sont propices aux événements, la fusion des deux centres hospitaliers de Valognes et de Cherbourg, votée par les deux conseils d’administration, ce même jour, fera date dans l’histoire…hospitalière du Cotentin.
Comment peut-on comparer le 4 juillet 1776, jour où les treize colonies ou provinces anglaises en Amérique ont rompu tous leurs liens avec la couronne britannique pour se déclarer indépendantes et libres sous le nom des treize Etats-Unis d’Amérique (déclaration d’indépendance ) et ce jour du 4 juillet 2005, jour où précisément, le Centre Hospitalier de Valognes a définitivement perdu le peu d’indépendance qui lui restait ?
Le principe de la Fusion-Absorption a été voté ce 4 juillet 2005 : le compte à rebours de la mort du Centre Hospitalier de Valognes a été déclenché ce 4 juillet.
PREMIERS EFFETS, PREMIERS MEFAITS DE LA FUSION :
Alors que dans la lettre de la fusion, le directeur général affirme que la fusion est : un processus qui associe l’ensemble des « forces vives » des deux établissements dans le cadre d’une large concertation, et n’est pas :un « nivellement » par le bas des conditions de travail,
Certains évènements nous laissent penser que la réalité est toute autre. En effet, fin juillet, une aide soignante du service ULSD/Maison de Retraite qui demandait, le renouvellement de son temps partiel à 80% se l’est vu refuser et remplacé par une proposition de temps partiel à 75%.
Est-ce une bévue qui va être réparée rapidement où est-ce une stratégie délibérée pour mettre le personnel et ses représentants devant le fait accompli, comme nous y ont déjà habitués l’équipe de direction ?
VALOGNES, VILLE FLEURIE ! :
Alors que la ville de Valognes vient de recevoir sa première fleur en récompense de ses efforts dans le domaine de la décoration florale, le directeur de l’hôpital de Valognes a décidé (seul, comme à son habitude) de faire des économies dans ce domaine.
Finis les massifs floraux qui égayaient un peu la morne existence de la vie à l’hôpital !
Maigre consolation, comme il rogne aussi sur les autre dépenses d’entretien des espaces verts et autres espaces extérieurs, les pelouses fleurissent et les mauvaises herbes envahissent le reste et les transforment en espaces champêtres (malgré tout le dévouement et la conscience professionnelle de notre jardinier).
Notre directeur serait-il un brin écolo ou est-il franchement radin ?
Nous vous laisserons répondre à cette question !
En tous cas, c’est une nouvelle fois l’image de l’établissement qui en prend un mauvais coup !
« VIS MA VIE » :
« le plan de gestion a réussi et a permis à l’établissement de retrouver une comptabilité saine… », claironnaient nos deux directeurs en ce début d’année.
Mais à quel prix pour les conditions de travail des personnels et les conditions d’accueil des hospitalisés ?
Nous aurions pu penser que le plus dur était derrière nous et que cette année 2005 allait voir une amélioration. Et bien non, pour 2005, c’est le même régime qu’en 2004, il n’y aura pas de moyens supplémentaires et les conditions de travail des personnels et les conditions d’accueil des hospitalisés et des résidents de la maison de retraite sont toujours aussi difficiles.
Aux problèmes d’effectifs, et de charge de travail, le directeur du site répond problèmes d’organisation … alors, certains personnels, las de ces réponses simplistes et provocatrices ont repris l’idée d’une célèbre émission de télé réalité et lui proposent d’échanger leurs fonctions pendant quelques jours : « comme cela il pourra juger sur place » !
L’idée nous semble bonne … alors chiche, monsieur le directeur, à quand l’échange ?
PERSONNELS PRESSURES AU MAXIMUM :
Rappelez-vous, le plan de Gestion au départ, devait être de 315 000 €.
La direction a jugé que ce n’était pas suffisant et a doublé puis triplé la mise. Elle a mis la pression sur les personnels, en supprimant des postes et en bouleversant les conditions de travail en cassant tout ce que nous avions patiemment construit.
L’année 2004 ne s’est pas terminée par un budget en équilibre, mais par un excédent de 371 856,78 €.
Alors, pourquoi avoir pressuré les personnels durant l’année 2004 plus que nécessaire… nous n’en comprenons pas bien les raisons !
Pourquoi tant d’acharnement et de cruauté envers le personnel de l’établissement ? Pour le plaisir de les mettre au pas ?
Le personnel devrait avoir la possibilité de noter ses cadres et ses directeurs et la possibilité de les sanctionner si nécessaire… ce serait un juste retour des choses et éviterait que certains se conduisent comme de véritables despotes !
DYNAMIQUE !:
Au cours de l’examen du bilan social 2004, nous avons évoqué le nombre de départs des personnels de l’établissement depuis l’année 2000, date de la fermeture de la chirurgie, du bloc opératoire et de la maternité : 151 personnels ont quitté l’établissement en cinq ans, soit prés de la moitié du personnel a été renouvelée.
Alors que nous nous inquiétions des raisons de ces départs plutôt inhabituels dans l’histoire de notre établissement, le directeur du site à trouvé, quant à lui, que cela représentait une moyenne de 10% par an et que cela démontrait une certaine dynamique !
Les personnels et nous mêmes, l’avons ressenti comme une hémorragie, faisant suite à l’amputation des trois services ainsi qu’une fuite devant les mauvaises conditions de travail dues au plan de gestion.
Comme quoi, certains peuvent essayer de transformer du négatif en positif, tels des illusionnistes !
Mais nous ne sommes pas dupes !
DEPART MANQUE :
Le directeur général, a en croire la rumeur, voulait déjà nous quitter, puisqu’il aurait postulé sur deux autres établissements… mais, il n’aurait pas été retenu.
Dommage, pour nous… car il nous faudra subir, encore un certain temps, sa vision du dialogue social et son autoritarisme exacerbé.
Son zèle et son ardeur a vouloir convaincre les acteurs des deux établissements de fusionner ne sont peut être pas étrangers à son échec dans sa démarche en vue d’obtenir une promotion dans un autre établissement. En effet, à défaut d’obtenir sa promotion ailleurs, il l’obtiendrait, ici même, grâce à la fusion des deux établissements.
Deux fois dommage, pour nous… !
MENSONGES EHONTES :
Sans avoir au préalable informé et consulté les instances de l’établissement, la direction a fait amputer le local de la lingerie pour y installer le garage des deux véhicules de l’antenne SMUR , mettant ainsi, tout le monde devant le (mé)fait accompli.
Non seulement, la direction a une fois de plus « omis » de respecter la procédure réglementaire, qui nécessite la consultation des instances, mais en plus, elle a eu le cynisme de nous dire que la responsable de l’unité de lingerie avait donné son accord. Un mensonge de plus, puisque cette personne n’a pas été consultée et que le responsable des travaux lui a même déclaré : « c’est comme cela et pas autrement ! »
Le résultat est déplorable pour les conditions de travail dans cette unité :
Plus de lumière extérieure,
Plus de possibilité d’aérer,
Manque de place pour travailler…
Si seulement ces travaux étaient provisoires, et permettaient d’attendre la construction du bâtiment prévu à cet effet … pas sûr du tout !
Quand on pense que l’un des responsables de cette dégradation des conditions de travail se targue du titre ronflant de Directeur adjoint DQPR (Direction de la qualité et de la prévention des risques), cela prêterait sûrement à rire…( jaune)… si les conditions de travail des personnel n’étaient pas en jeu !
HÔPITAL SANS TABAC :
Dans la note d’information n°17/05 datée du 29 juillet 2005, ayant pour objet la sécurité incendie, à diffusion générale, d’application immédiate, de haute importance et signée du responsable des services techniques, on peut y lire que :
« Dans le cadre de l’application « Hôpital sans tabac », et conformément à la réglementation sur la sécurité incendie en vigueur dans les établissements recevant du public de type U, il est interdit sous peine de sanctions de fumer dans tous les locaux à usage collectif, clos ou ouverts et ce sur l’ensemble de l’ établissement ».
La lecture de cette note d’information (qui n’est pas restée sans réaction de la part des personnels fumeurs) nous amène à quelques remarques :
On reconnaît bien là les méthodes de l’équipe de direction, pour qui, il semble plus facile de dicter et de soumettre, que de tenter de convaincre et d’amener à une démarche volontaire.
LOGIQUE ?:
Alors que nous interrogions la directrice du service de soins infirmiers sur la mise en place du pool de remplacement AIDES SOIGNANTS, elle nous répondit qu’elle ne pouvait pas encore le mettre en place parce qu’elle n’avait que deux candidats sur les trois postes que doivent constituer ce Pool.
Cette réponse, comme la plupart de ses réponses, nous a laissés dubitatifs. En effet, pourquoi attendre d’avoir trois candidats pour les recruter et mettre en place ce pool. S’il y a deux candidats, pourquoi ne pas les recruter et commencer à mettre en place ce pool et recruter la troisième personne dés que possible. Avec ce type de raisonnement, le pool n’est pas prêt d’être mis en place … à moins que ce ne soit souhaité pour faire des économies !
INCONGRU !:
Lors du dernier CHSCT le 30 mai, nous avons demandé, comme le souhaitent les agents du tout nouveau pool hôtelier, qu’un point d’eau chaude et d’eau froide soit installé dans leur local de pause. La réponse de la direction fût : « qu’ils n’avaient qu’à se servir du point d’eau des sanitaires des vestiaires des soins de suite ».
Cette réponse n’ayant pas satisfait les agents, qui trouvèrent peu hygiénique cette solution, nous avons réitéré par écrit notre demande le 13 juin, en ajoutant qu’en attendant cette installation d’un point d’eau, que soient attribuées des bouteilles d’eau minérale pour leur consommation.
La réponse ne s’est pas fait attendre puisque le 16 juin, la secrétaire du CHSCT recevait de la direction, la réponse suivante : « je ne peux que réitérer ma position lors du CHSCT du 31 mai 2005 visant l’utilisation du point d’eau des sanitaires des vestiaires de soins de suite. Même si vous comprenez l’insatisfaction du personnel à l’encontre de cette décision, pour ma part, je n’ai aucun élément objectif démontrant la non potabilité de cette eau (les résultats en cette matière sont excellents). Quant à l’aspect hygiène, le pool hôtelier est le mieux à même de l’assurer. Je ne m’attarderai pas sur votre demande de mise à disposition de bouteilles d’eau pour la consommation personnelle des agents qui me paraît particulièrement incongrue. »
Est-ce notre demande qui est incongrue (qui est déplacée : qui ne convient pas à la situation , aux circonstances), ou est-ce sa réponse qui est incongrue (qui va contre les règles du savoir vivre, de la bienséance, qui blesse les convenances) ?
Nous vous laissons le soin de juger !
CHUT ! SURTOUT N’EN PARLEZ PAS… :
A l’énoncé de certains problèmes, plusieurs agents se sont vu répondre par leurs cadres : « surtout, n’en parlez pas à la CGT ».
Quèsaco ! les représentants du personnel dans les instances, que nous sommes, n’auraient-ils plus le droit de savoir ce qui se passe dans les services, dans l’établissement.
Les cadres auraient-ils reçu des consignes de la direction en ce domaine ? Allez savoir !
Ou bien, certains cadres feraient-ils de l’anti-syndicalisme CGT ? Ce n’est pas impossible !
Qu’importe, tout finit toujours par se savoir dans notre petit établissement …
Alors surtout, ne les écoutez pas !
Si vous avez des problèmes, des interrogations, des suggestions… au contraire, parlez en à la CGT, elle sera entièrement à votre écoute !
CHERCHEZ A COMPRENDRE :
La Fédération Hospitalière de France (qui regroupe tous les directeurs de nos établissements) a envoyé le 27 mai 2005 aux présidents des CA (conseils d’administration) des hôpitaux un communiqué dont le paragraphe cité ci-après est éloquent :
« En approuvant un budget non sincére, c’est-à-dire manifestement sous-évalué en dépenses, les CA prendraient le risque de se voir reprocher en fin d’exercice un déficit ou des reports de charge importants, soit de mettre les chefs d’établissement dans l’obligation de prendre toutes mesures pour respecter le budget, notamment et essentiellement au niveau de la charge salariale ».
Il faut croire qu’à Valognes le budget n’est manifestement pas sous évalué en dépenses puisqu’il a été approuvé par 12 voix contre 3 (dont les nôtres). Les dépenses sont bien limitées au strict minimum vital et la direction prend déjà depuis deux ans toutes les mesures pour respecter ce budget, et taille allégrement dans les dépenses de la charge salariale !
D’un côté les bonnes intentions, de l’autre la triste réalité … il n’y a que l’image qui semble compter pour la FHF et les directeurs.
Dernièrement, toutes les infirmiers et infirmières contractuelles ont été mis en stage et c’est très bien ! L’une d’entre-elles a souhaité partir travailler dans l’établissement voisin, au centre hospitalier Louis Pasteur. La logique et la bienséance auraient nécessité que l’équipe de direction commune la prévienne qu’elle risquait de perdre le bénéfice de cette mise en stage ou de lui conseiller d’attendre que la fusion soit effective pour demander un changement d’affectation.
Ce n’est qu’après être arrivée au CHLP que la direction des ressources humaines lui a annoncé qu’elle perdait le bénéfice de sa mise en stage.
Alors, incompétence ou mauvaise foi de l’équipe de direction ? Nous vous laisserons le choix de la réponse !
Une chose est sûre, c’est qu’ils prennent les personnels pour des pions sans se soucier des intérêts de ceux-ci !
Si la mutation est impossible durant la période de mise en stage, rien n’empêche le nouvel établissement de nommer ce nouvel agent stagiaire ! Il y en a de plus anciens à nommer au CHLP a répondu la DRH du CHLP à nos collègues … Il faut bien aussi rattraper cette erreur et cette injustice lui a rétorqué la CGT. La promesse d’une nouvelle mise en stage dans deux mois a été faite…Affaire à suivre !
APPEL A LA DELATION :
Le directeur de site, lors d’une réunion à la maison de retraite le 5 septembre dernier a, semble t-il, franchi un pas de plus dans de domaine de l’abject. En effet, non content de réitérer son couplet sur les arrêts de maladie abusifs, il propose de signaler les cas qui semblent suspects… et invite ainsi le personnels à la délation. Si quelque personne était prête s’engouffrer dans cette brèche, cette proposition a soulevé un tollé général parmi les autres personnels.
Si les personnels s’arrêtent, c’est que leurs médecins traitants ont jugé utile et nécessaire de le faire et nous n’avons ni le droit ni les compétences pour juger de la validité de leur décision.
Au lieu de fustiger sans cesse les personnels qui démontrent chaque jour leur conscience professionnelle et leur dévouement aux hospitalisés et résidents, la direction ferait bien de tenter d’améliorer leurs conditions de travail, qu’elle n’a pas hésité à mettre à mal depuis l’an dernier. Il y aurait peut-être moins de personnels épuisés et fragilisés !
Comble de l’abject, le directeur de site s’est ensuite attaqué aux femmes enceintes, coupables selon lui, de s’arrêter bien avant leur congé de maternité, aussi, de manière abusive !
N’est-ce pas lui qui leur refuse le droit à l’aménagement de leur temps de travail par la réduction de la demi heure qui était attribuée, il y a peu encore, a partir du troisième mois de grossesse.
GRISERIE DU « POUVOIR » :
Depuis l’arrivée de la direction commune , certains ont vu leur tête enfler encore plus qu’elle ne l’était.
Il est vrai que l’attrait d’un soi-disant « pouvoir » est très valorisant.
Il faut alors faire tout ce que la direction demande, ordonne…, mais il est bon pour eux d’en faire plus, d’aller au-delà pour essayer de gagner de « l’estime ».
Qu’à cela ne tienne, toute responsabilité est bonne à prendre, quitte surtout à s’éparpiller au maximum, n’être jamais là en cas de besoin, et surtout ne s’occuper de rien à force de s’occuper de tout.
Le principal pour eux est que leur « ego » soit flatté.
Nous pouvons dès à présent leur donner un conseil de reconversion lorsqu’ils se feront jeter comme ils le font avec les employés qu’ils sont censés encadrer (donc aider), c’est la politique. Ils ont pris l’habitude de dire tout et faire son contraire.
Par contre en étant plus sérieux, nous sommes en droit de nous interroger sur le fait que ces gens aient été des « soignants » avant de devenir ce qu’ils sont aujourd’hui….
T2A :
La tarification à l’activité (T2A) est maintenant en place dans les hôpitaux.
Malgré les propos lénifiants et rassurants que l’on a bien voulu nous tenir, il semble bien que tout ne soit pas aussi simple que ce que l’on a dit.
Pour preuve, dans le dernier bulletin de la M.N.H. cet article sur la « T2A, enjeux et risques économiques » où il est rapporté que la table ronde qui a eu lieu sur ce sujet « pose bien le problème tel qu’il est vécu actuellement sur le terrain : il existe un fossé entre l’idée d’une logique indubitable consistant à rémunérer les établissements au regard du service rendu et la réalité d’une application ressentie sur le terrain avec âpreté, compte tenu d’un certains nombre de difficultés, voire de déviations qui semblent apparaître. »
Ces déviations et ces difficultés, nous, personnels soignants, administratifs et ouvriers, les subissons tous les jours déjà.
· Diminution des personnels, entraînant une augmentation de la pénibilité du travail, et une diminution de relation avec le patient.
· Un « flicage » du travail dans sa durée pour une « rentabilité » augmentée… l’hôpital doit il être rentable ?
· La difficulté, voire l’impossibilité parfois d’obtenir le matériel nécessaire pour l’accomplissement de nos tâches.
Ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres, et comme il est justement écrit dans la revue M.N.H :
de la seule productivité, au détriment de la solidarité
et de l’égalité d’accès aux soins de qualité.
OUVERTURE DE L’ANTENNE SMUR :
Voilà maintenant 3 mois que l’antenne SMUR est mise en place. Avec trois sorties en moyenne par jour, cela prouve la pertinence de la mise en place de cette antenne. Dommage qu’il ait fallu 5 ans pour son installation. L’insistance des personnels pour être doublés 24 heures sur 24 par les personnels « Smuristes » du CHLP pendant plusieurs semaines et relayée par nos représentants dans les instances a permis que cette ouverture se passe dans les meilleures conditions possibles. La petite conférence de presse, organisée conjointement avec les collègues de l’UNSA de Pasteur, a sans aucun doute, « poussé » l’équipe de direction afin qu’ils proposent des solutions plus satisfaisantes que celles qu’ils avaient prévues.
Néanmoins, quelques petits « couacs » sont venus émailler cette mise en place :
· Le premier véhicule arborait un VALOGNE sans S,
· Les uniformes ont été commandés sans pantalons,
· Le garage des véhicules SMUR a été implanté autoritairement sur le local de la lingerie, sans consultation du CHSCT alors qu’il modifie considérablement les conditions de travail de ce service,
· Personne ne savait comment ouvrir manuellement les portes électriques du garage en cas de panne… et ces portes sont ensuite restées ouvertes plusieurs jours .
DIFFERENCE DE TRAITEMENT :
Les personnels de l’établissement doivent étaler les congés d’été du 1er juin au 30 septembre, soit sur 4 mois. Ce n’est déjà pas chose facile et à cela s’ajoute la diminution depuis deux ans des mensualités de remplacement d’été. De plus, certains cadres contraignent les personnels de leurs services à partir après leur week-end de travail ou à reprendre sur un weekend, voire à ne prendre que deux semaines. Ce qui ampute la durée des congés d’été de certains personnels.
Si l’on regarde les congés d’été de la direction, ils s’étalent de juillet à août.
Cherchez l’erreur !
RESPECTER LE CHOIX D’ AFFECTATION DES PERSONNELS :
« Ne pas respecter le choix des personnels lors de leur demande d’affectation ou de changement d’affectation » : telle doit être la devise de la direction des soins infirmiers. En effet, l’infirmière qui postule pour Valognes se retrouve à Cherbourg, celle qui postule pour Cherbourg se retrouve sur Valognes. Celui qui postule pour le service des urgences se retrouve au bloc, en médecine ou en maison de retraite … et vice versa !
Pourquoi faire simple quand on souhaite faire compliqué ?
Cette pratique courante, presque systématique, a le don de mécontenter les personnels concernés et ne contribue pas au fait que ces personnels aient envie de rester dans nos murs. Ensuite, on l’entend dire que nos établissements rencontrent des difficultés de recrutement…
JOURNEE D’ACTION ET DE MOBILISATION LE 4 OCTOBRE PROCHAIN : APPEL DES CONFEDERATIONS SYNDICALES:
Les confédérations syndicales CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO, réunies ce jour, appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs d’emploi, et les retraités à une journée nationale d’actions et de mobilisation le 4 octobre 2005, par des arrêts de travail, des rassemblements et des manifestations à Paris et en province.
Cette mobilisation doit conduire à des négociations et à des réponses du gouvernement et du patronat notamment pour :
Les Confédérations syndicales appellent leurs structures locales à se rencontrer pour mettre en œuvre toutes les formes de mobilisation et d’action nécessaires à l’expression des salariés du privé et du public.
Paris, le 8.09.05