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Blog d'informations et de communications du Syndicat CGT du Centre Hospitalier Public du Cotentin (sites de Cherbourg -Octeville et de Valognes, département de la Manche)

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Le LIBRE PENSEUR N°43 bis (partie 2)

MENACES (1):

 

Pas besoin d’être devin, cela se voit tout de suite, le directeur en chef ne nous aime pas !

Il n’aime pas notre façon de nous exprimer, notre façon d’écrire qu’il trouve trop directe, trop abrupte, trop crue.

De nous rencontrer, de nous écouter, de nous lire, cela le consterne et cela se voit !

Lui, contrairement a son directeur délégué, ne semble pas être un adepte de la joute oratoire et préfère ne pas entendre ce qu’a à dire l’« adversaire », pensant sans doute, que toute « vérité » n’est pas bonne à entendre !

Comme tout dictateur (homme autoritaire) qui se respecte, il aimerait bien nous faire taire, nous museler. Alors, en arguant que nos propos sont diffamatoires, à la limite de la diffamation ou peuvent être considérés comme diffamatoires, il nous menace d’éventuelles poursuites.

 

Cela a été le cas pour les mots dictateurarnaque, l’expression rouler dans le farine … mais aussi pour le tract intitulé « le mépris d’un privilégié ».

 

Diffamer, c’est porter atteinte à la réputation de quelqu’un par des paroles ou des écrits non fondés, mensongers.

En ce qui nous concerne, aucune de nos  paroles  ou de nos écrits ne sont infondés ou mensongers, ils ne sont que la triste réalité de ce que nous vivons ou ressentons. Il est vrai que nous pourrions le dire avec des fleurs, mais le manque de respect de certaines personnes vis à vis des personnels et de leurs représentants (que nous sommes), ne nous incite pas à le faire. Quant on veut être respecté, il faut respecter les autres et il nous semble que c’est aux supérieurs hiérarchiques de donner l’exemple.                   

 

Ce n’est pas en menaçant que l’on règle un conflit, c’est en ouvrant de réelles négociations, c’est en respectant les procédures et l’avis des instances, c’est par un dialogue social véritable et sincère… ce n’est pas par un regain d’autoritarisme et des menaces.

 

CONSTERNATION :

 

Nous vous livrons l’intégrale de la lettre que nous a adressée, le directeur en chef, le 7 mai dernier.

« Je prends connaissance avec consternation du document intitulé « le mépris d’un privilégié » diffusé ces jours derniers dans l’établissement.

Il met directement en cause le droit d’expression du président de la commission médicale par des considérations visant à le discréditer personnellement et dans sa fonction de chef de service de périnatalité.

Sur le fond, je vous rappelle que le chef de service en question assure avec une sage femme l’ensemble de l’activité d’un centre de périnatalité : la consultation de gynécologie et d’obstétrique fonctionne « à plein » du lundi au vendredi et le délai de rendez-vous est actuellement supérieur à un mois hors urgence. De plus, le chef de service participe à l ‘activité de garde de la maternité du centre hospitalier Louis-Pasteur, ce qui ne peut-être particulièrement appréciable dans le contexte de raréfaction de recrutement des gynécologues-obstétriciens.

Enfin, en 2003, il à été élu à l’unanimité en qualité de président de la commission médicale d’établissement. S’agissant de son second mandat, il s’agit certainement d’un vif témoignage de la communauté médicale sur ses capacités à représenter l’ensemble des médecins de l’établissement et à faire valoir le point de vue médical dans les décisions prises par l’établissement ou sa tutelle.

Certains des propos écrits dans le document diffusé peuvent être considérés comme diffamatoires à son égard et peuvent donner lieu aux poursuites appropriées .

Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.»

Le directeur, F. BONNET

Sans commentaires…  

 

      

DOCUMENTS EN  3D. :

 

Plusieurs documents sur les astreintes (imagerie médicale, labo, chauffeurs) censées définir les conditions matérielles de réalisation de celles ci … nous ont été adressées pour étude et pour avis dans les instances.

Nous ne détaillerons pas les différents dispositifs pour lesquels nous avons donné un avis négatif,  puisque conformes au plan de restrictions et d’économies (plan de gestion), pour nous attarder sur un détail qui peut paraître anodin mais qui pour nous est plein de signification :

Les documents sont rédigés, approuvés, et validés par une seule et même personne qui n’est autre que le directeur délégué (D.D.) D.P. (Des documents en 3D en quelque sorte !).

Cela peut paraître anecdotique, mais ne nous y trompons pas, lorsque qu’une seule personne rédige un document, l’approuve et le valide, cela ressemble fort à de l’autoritarisme ou du diktat.

 

 

A PLAINDRE (1) :

 

Lors d’un récent passage dans le service de radio, le directeur délégué est venu tenter de convaincre les manipulateurs en imagerie médicale, de la nécessité d’accepter de faire des horaires, aussi contraignants que dangereux. En effet, suite à un arrêt de maladie et aux absences pour congés annuels, le cadre du service voulait imposer, juste avant de partir lui même en vacances, de faire travailler un(e) manipulateur(trice) seul(e) de 8 heures à 16 heures, puis d’enfiler, pour cette même personne, l’astreinte de 16 heures à 8 heures le lendemain matin. La même personne devant subir ce rythme le lundi,  le mercredi et le vendredi, suivi du samedi par une  présence dans le service de 8 heures à 12 heures, suivi d’une astreinte de 12 heures jusqu’au lundi matin  à  8 heures.

Deux manipulateurs étant exposés à ce rythme de travail une semaine chacun, un troisième faisant l’alternance le mardi et jeudi de la première semaine, le premier faisant cette même alternance la deuxième semaine (puisque le troisième se trouve en congés annuels la deuxième semaine).

 

Lorsque les manipulateurs en imagerie médicale,  présents, ont fait remarquer au directeur délégué que ce rythme de travail était harassant et dangereux, et qu’ils déclinaient toute responsabilité en cas d’accident ou d’incident, il leur a répondu que ses propres journées de travail étaient beaucoup plus longues et beaucoup plus chargées que celles d’un manipulateur et que comparativement à lui, ils n’avaient pas à ce plaindre.

Provocation ou égocentrisme exacerbé, nous vous laisserons le choix de juger !

 

S’il trouve ses journées trop chargées, c’est peut-être un problème d’organisation (qu’il ne sait pas les gérer), qu’il pense être le seul à savoir faire et qu’il ne fait pas assez confiance aux autres. C’est peut-être qu’il est trop pressé et qu’il veut aller trop vite en besogne dans son travail de casse de l’établissement, de nos conditions de travail et de tout ce que nous avons patiemment construit. C’est peut-être qu’il décide sans demander l’avis préalable des instances. C’est  peut-être qu’il est obliger de colmater les unes après les autres toutes les brèches, qui sont les conséquences de toutes les erreurs dues à sa précipitation, à sa trop grande assurance et à un trop grand égocentrisme.

S’il le souhaite, nous pouvons le décharger d’une grande partie de sa tâche harassante, nous avons l’habitude ! N’avons nous pas, d’après ses propres dires, géré l’établissement pendant deux ans ?

 

LEGALITE :

 

Alors que le deuxième manipulateur revenant de vacances refusait (à juste titre) d’assurer l’astreinte du weekend à la suite de sa semaine de reprise déjà chargée (voir article ci-dessus), le directeur délégué demandait au premier d’assurer le deuxième weekend d’astreinte. Lorsque le manipulateur lui fit remarquer que ce qu’il venait de réaliser était déjà en dehors de la légalité et qu’il ne s’agissait pas d’en rajouter, le d.d. lâcha cette petite phrase : « c’est vrai qu’on est en dehors de la légalité… alors, un peu plus ou un peu moins ».

Pas de doutes là dessus, la légalité, quand il s’agit de la faire appliquer aux autres, elle doit nécessairement être appliquée mais, quand cela l’arrange, elle peut être contournée !

 

A PLAINDRE (2) :

 

Le directeur délégué doit avoir propension à se plaindre, car outre les faits décrits ci-avant, il s’était déjà plaint lors d’une première réunion dans le service de médecine 1, où il avait déclaré au sujet de la réduction du temps de travail, que : «Contrairement au personnel ou aux médecins, qui ont été bien servis, les directeurs ont été les grands oubliés des 35 heures, avec seulement 20 jours de RTT attribués ». 

Nous lui avions répondu que si les directeurs pensaient avoir été mal servis ( ce qui n’est pas forcément vrai), c’est peut-être que leurs syndicats n’étaient pas à la hauteur et qu’ils pouvaient en changer pour venir à l’UFMICT CGT (le syndicat des médecins, ingénieurs cadres et techniciens de la CGT).

Après réflexion, l’acharnement que le directeur délégué met à casser nos conditions de travail et notre accord RTT, est peut-être tout simplement le fruit de la jalousie, dont la mise en application du plan de gestion lui sert de prétexte !

 

 NOTE DE SERVICE DE L’ETE (1) :

 

 Le 7 juillet 2004 , une note de service d’application immédiate et de haute importance (c’est noté dessus), nous informait, sans en expliquer les raisons, que : « A compter de ce jour, toutes les demandes de quelque nature que ce soit (travaux, fournitures etc.…) devront être adressées aux Services Economiques qui sont en charge  de la redistribution aux gestionnaires responsables ».

Cette note de service qui a pu vous paraître anodine et qui prête à sourire, semble plus importante qu’il n’y paraît car elle représente un outil supplémentaire à la politique de restrictions et d’économies mise en place par notre despotique direction.                

 

NOTE DE SERVICE DE L’ETE (2) :

 

Le 8 août 2004, une note de service nous informait que : « A compter du 23 août 2004, le menu ne sera plus distribué aux professionnels et il sera consultable au self ».

 

Il n’y a pas de petites économies pour notre despotique directeur délégué, qui compte bien accentuer notre mise au régime sec.

 

Une question nous trotte dans la tête : S’applique t-il à lui même, ce régime de faveur ?

 

Si certains d’entre-vous ont des réponses à ce sujet, nous sommes tout ouie !

 

C’EST DU BON, C’EST DU BONNET :       

 

De nouveaux laves vaisselle « plus performants » ont été installés dans tous les services de soins, lors de la mise en place, autoritaire, du lavage de la vaisselle des hospitalisés, en lieu et place de la laverie centrale de la cuisine, sans concertation des personnel et sans consultation des instances.

 

Bien sûr, pour ne pas faillir à la logique autoritaire de la direction commune, aucune démonstration de matériels,  ni aucun avis n’a été demandé au personnel, ni aux utilisateurs concernés sur le choix du matériel.

 

Alors que le choix des précédents lave vaisselle, avait fait l’objet d’une virulente critique de la part du directeur délégué et du responsable des services techniques, ces deux mêmes personnes (qui  avaient annoncé de nouveaux laves vaisselle plus performants et moins bruyants), ont acheté  les mêmes qu’auparavant (seul un bandeau bleu les diffère des autres).   

 

On a du mal à comprendre le but de l’opération, ainsi que la subtilité économique sous jacente. Mais, ne cherchez pas à comprendre  les motivations d’un dictateur, cela pourrait vous coûter cher !

 

A moins, que cela ne soit pour flatter l’ego du directeur général, qui peut ainsi lire son nom, à chaque fois qu’il voit un de ces laves vaisselle. Dans ce cas, c’est cher payé, puisqu’on ne le voit que très rarement dans les services, et à fortiori dans les offices.   

 

 CONSEQUENCES :

 

Alors que la mise en place du lavage de la vaisselle des hospitalisés dans les services, ne devait être, d’après la direction, qu’une simple redistribution des tâches, on s’aperçoit peu de temps après sa mise en place autoritaire et comme nous l’avions pressenti, qu’il y a des incidences non négligeables  pour  les hospitalisés, les résidents et les conditions de travail du personnel. 

 

En médecine 2 : c’est une « tournée » pour faire boire les hospitalisés qui disparaît (et l’on nous rebat les oreilles avec des conseils pour lutter contre les conséquences de la canicule !).

 

En soins de suite et de réadaptation : « le personnel n’a plus le temps d’amener les patients qui ne peuvent se déplacer seuls à la salle à manger, et qui sont alors cantonnés dans leurs chambres, alors que leur déplacement au réfectoire représentait un épisode de rééducation supplémentaire » a dit un docteur du service.« Le repas  du soir est avancé de 19 heures à 18 heures alors que les nutritionnistes demandent d’éviter l’allongement du jeûne nocturne pour les personne âgées » a dit l’autre docteur du service.

 

Au long séjour et à la maison de retraite: certains résidents mangent froid, car le manque de temps oblige le personnel à ôter les couvercles des plateaux pour commencer le plus tôt possible, le lavage de la vaisselle.

« La vaisselle prend sur le temps d’animation et entraîne une baisse de la qualité de prise en charge » a dit le docteur du service. Etc. …      

 

Mais pour le directeur délégué et son responsable technique, c’est la faute du personnel de certains services qui s’y prend mal, puisque d’autres (qu’ils se sont bien gardés de nommer) y arrivent très bien et conseillent de suivre leur exemple.

Le personnel des services auraient fort apprécié de pouvoir bénéficier, des conseils avertis des décideurs de cette modification importante des conditions de travail, lors de sa mise en place, mais ils se sont faits si discrets, les premiers jours, que l’on en a vu aucun.

 

ENFIN :

 

Lors de la dernière CME, plusieurs médecins et autres personnes ont, comme vous avez pu le constater dans l’article précédent ou dans celui intitulé « CYNISME OU PROVOCATION », osé dénoncer les conséquences néfastes du « plan de gestion ». c’est un  des médecins de Soins de suite qui a brisé le silence en déclarant que : « le plan de gestion se traduit par une baisse de la qualité des soins » . Si certains se sont contentés de parler de la baisse de la qualité des soins, d’autres ont ajouté quelques remarques sur les conditions de travail du personnel et nous les en remercions.

C’est un premier pas vers la reconnaissance, par le corps médical, des conséquences désastreuses du « plan de gestion » sur la qualité des soins et les conditions de travail.

Mais toutes ces remarques n’ont pas été du goût de certains puisque aucune d’entre-elles ne figure au procès verbal de cette réunion.  

 

PIEDESTAL : 

 

Lord de notre précédent numéro en janvier, dans une brève intitulée grand écart, nous prévenions  monsieur le député GATIGNOL  des risques à pratiquer le grand écart, discipline dangereuse, avec possibilité de ne pas s’en relever. C’est désormais, chose à moitié faite puisqu’au printemps dernier il a perdu son mandat de conseiller général. Lui, qui du haut de son piédestal, nous conseillait d’accepter de descendre quelques marches pour mieux les remonter ensuite, vient de connaître cette douloureuse expérience. Mais il n’est pas certain qu’il arrive à les remonter et il pourrait très bien, poursuivre sa descente aux enfers lors des prochaines législatives, s’il continue de voter toutes les lois antisociales  du gouvernement RAFFARIN et à ne pas défendre « son hôpital ».

Quoi qu’il en soit, la défaite qu’il a subie, est autant la conséquence du rejet massif de la politique du gouvernement précité et de son parti l’UMP, que la conséquence de son inaction pour son canton, pour son hôpital et  son département.

 

Si nous pouvions lui prodiguer un conseil, ce serait de mettre les bouchées doubles ou triples pour rattraper tous ces manquements et de prendre sa retraite à l’issue de son mandat de député, ce qui lui éviterait une nouvelle défaite.

 

INFANTILE :

 

Le  juvénile directeur délégué a subit ces deniers temps les affres d’une maladie épidémique  infantile : la varicelle.

Il n’y a point de honte à cela, nous direz-vous, bien évidemment !

Et, il faut bien que jeunesse se passe !

Ce qui nous a profondément surpris, c’est qu’il se soit arrêté de travailler pour si peu, lui le pourfendeur des arrêts de maladie de complaisance, lui, qui se bat contre les simulateurs et les profiteurs que nous sommes.

 

Faites ce que je dis, pas ce que je fais, pourrait-être sa devise !

 

Le « pôvre  petit » a encore bien des choses à apprendre, lui qui croit être le seul à détenir le Savoir et qui méprise les conseils de ceux à qui, l’expérience a pu donner une certaine sagesse.

 

LE RESPECT DES PROMESSES TENUES :

 

Lors du dernier conseil d’administration, le 8 juillet dernier, le directeur en chef proposait qu’au terme des quatre ans écoulés, de faire le point sur le projet médical commun des deux établissements, en pointant ce qui a été réalisé et en notant ce qui ne l’est pas encore. Il posait ensuite la question : « Que faire pour faire évoluer les choses ? »

 

Monsieur LEBOYER, président du conseil d’Administration et Maire de Valognes, lui a répondu avec son habituel bons sens : « Il faut, tout simplement, obtenir le respect des promesses tenues ! »                          

 

ESCLAVAGE MODERNE :

 

Le directeur délégué préfère les personnels contractuels aux personnels titulaires.

Trois exemples survenus cet été nous expliquent pourquoi :

Le premier, c’est celui d’un contractuel « permanent »( de plus de 3 ans) affecté à un tout nouveau service, qui se retrouve à la suite d’un arrêt de travail pour maladie, contraint d’assurer son service de 8 heures à 20 heures. Ce non respect de la réglementation est nous dit-on, justifié par la nécessité de service, alors que la principale raison est l’économie des frais que représenterait l’embauche d’un remplaçant.

Le deuxième, c’est celui d’un autre contractuel « permanent »( de plus de 3 ans) à qui la direction a annulé les congés annuels d’été pour assurer un remplacement dans un autre secteur d’activité que le sien. Et comme pour le remercier, la direction en rajoute en lui refusant sa demande de congés exceptionnel pour le décès d’un proche.

Les contractuels seraient-ils corvéables à merci, ne devant rien refuser sous peine de non renouvellement de contrat ? Cela est arrivé récemment à un CES.

Le troisième exemple est celui d’une CEC qui au terme de son contrat,  après 6 plus de six ans de bons et loyaux services, n’a eu  aucune proposition de contrat de la part de la direction alors que la promesse avait été faite lors du dernier C.T.E. 

 

MENACES (2) :

 

Alors que dans un courrier adressé au directeur délégué, au mois d’août, nous déplorions une fois de plus, le non respect d’un texte réglementaire ( travail 12 heures d’affilée) et où nous ajoutions que : « votre zèle à vouloir rétablir à tout prix l’équilibre budgétaire, ne doit pas vous amener à faire n’importe quoi et nous ne pouvons accepter d’éventuelles conséquences sur la santé physique et mentale des salariés de l’établissement. Une fois de plus, nous vous demandons de revenir à un strict respect des textes réglementaires ainsi qu’à un dialogue social véritable et sincére. »

Il n’y avait, à notre avis, rien d’irrespectueux dans ce courrier, si ce n’est le souci de faire notre travail de représentant du personnel, du CHSCT, du CTE et du Conseil d’Administration.

Dans sa réponse, qui ne s’est pas faite attendre, le directeur semblait si courroucé qu’il en proférait des menaces. Jugez en par vous-même :

« si votre mandat vous permet de demander des précisions quant aux méthodes de gestion, il ne justifie pas le non respect de la direction… Sachez madame et messieurs que l’équilibre budgétaire d’un établissement est du ressort du directeur . Nul zèle n’est nécessaire pour exercer cette mission. Je vous engage, à mon tour, et une nouvelle fois à respecter la direction dans un contexte de judiciarisation de nos relations. »    

 

Ne peut-on plus rien dire ou écrire à nos deux directeurs, sans qu’il ne se sentent agressés, outragés, diffamés… Il n’y a pas de manque de respect de notre part, seulement  la restitution de ce que pense  et vit chaque jour, la grande majorité des personnels et de leurs représentants, des conditions de travail et de dialogue social que la direction leur impose et qui sont, eux, un véritable manque de respect.

Il ne suffit pas d’afficher de bonnes intentions pour donner bonne figure, en ne changeant rien sur le fond  et en poursuivant les pratiques autoritaires.

 

 

JUDICIARISATION :

Qu’entend le directeur délégué par « judiciarisation de nos relations » ?

Fait-il allusion à la requête en annulation, concernant la mise en place des nouveaux horaires et des nouvelles organisations du travail, déposée devant le tribunal administratif de CAEN début janvier ?

Fait-il allusion au courrier adressé au procureur de la république lui demandant si les nombreux constats faits en CHSCT et qui nous semblent être des délits d’entrave, en sont réellement ?

Est-ce parce que nous avons adressé un courrier au Préfet de la manche pour lui demander la nomination d’un médiateur ?

Oui, c’est bien la première fois que nous nous adressons à la justice pour régler nos différents avec une direction. Nous ne sommes pas pour autant procéduriers !

Jamais, auparavant nous n’avons eu à recourir à la justice, préférant la négociation et cela fonctionnait plutôt bien, même si parfois, cela s’est avéré difficile, nous avons toujours eu des interlocuteurs soucieux du respect des textes réglementaires et des procédures.

Dans ce cas précis, à part des déclarations d’intention, sur le respect des textes et sur le dialogue social, la triste réalité fait que nous nous heurtons à un mur, sans aucun espoir que cela change. 

Alors oui, la direction ne nous a pas laissé d’autre choix que de recourir à la justice, pour lui montrer  qu’elle doit respecter les textes réglementaires, cesser ses méthodes de management autoritaires et engager un dialogue social véritable et sincére.

Mais, cela n’est pas encore gagné et cela ne pourra pas se faire sans la nomination d’un médiateur, quoi qu’ils en  disent.      


GRAND JEU QUIZZ : QUI SUIS-JE ?

 

Le narcissique  -  Le pervers  -  Le mythomane   -  Le pervers narcissique 

 

Testez vos connaissances. Recherchez quel trait de comportement est représenté par les définitions décrites en A,B,C,D . Vous pouvez aussi, si cela vous chante, essayer d’y mettre le nom d’une personne de votre entourage .

 

A) Mon problème ne provient pas d’un trouble psychiatrique mais d’une froide rationalité combinée à une incapacité à considérer les autres comme des êtres humains. Un certain nombre de mes semblables commettent des actes délictueux pour lesquels ils sont jugés, mais la plupart usent de leur charme et de leurs facultés d’adaptation pour se frayer un chemin dans la société en laissant derrière eux des personnes blessées et des vies dévastées. Je me fais souvent passer pour une victime.

Qui suis-je ?

 

B) Ma personnalité présente au moins cinq des manifestations suivantes :

  • J’ai un sens  grandiose de ma propre importance,
  • Je suis absorbé par des fantaisies de succès illimité, de pouvoir,
  • Je pense être spécial et unique,
  • J’ai un besoin excessif d’être admiré,
  • Je pense que tout m’est du,
  • J’exploite l’autre dans les relations interpersonnelles,
  • Je manque d’empathie ( faculté intuitive de me mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent),
  • J’envie souvent les autres,
  • Je fais preuve d’attitudes et de comportement arrogants.

Qui suis-je ?

 

C)  Je me présente comme un moralisateur : Je  donne des leçons de probité aux autres. En cela, je suis proche de la personnalité paranoïaque qui se caractérise par :

  • l’hypertrophie du moi : orgueil, sentiment de supériorité;
  • la psychorigidité : obstination, intolérance, rationalité froide, difficulté à montrer des émotions positives, mépris d’autrui;
  • la méfiance : crainte exagérée de l’agressivité d’autrui, sentiment d’être victime de la malveillance de l’autre, suspicion, jalousie;
  • fausseté du jugement : interprète les événements neutres comme étant dirigés contre moi.

A la différence du paranoïaque, je connais bien les lois et les règles de la vie, et je me  joue de ces règles pour les contourner avec jubilation. J’aime défier les lois. Mon but est de dérouter l’interlocuteur en lui montrant que son système de valeurs morales ne fonctionne pas et de l’amener à une éthique perverse.

La prise de pouvoir des paranoïaques se fait par la force tandis que je procède par la séduction, mais quand la séduction ne marche plus, je  peux recourir à la force.

Qui suis-je ? 

 

D) J’ai une tendance pathologique (normale chez l’enfant) à la fabulation et au mensonge.

Qui suis-je ?

 

Réponse :

A) : Le pervers          B) : Le narcissique                  C) : Le pervers narcissique     D) : Le mythomane 

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